Résumé

Charles Coquelin Les Crises commerciales et la liberté des banques

C’est le monopole seul qui engendre ici l’abus en créant une position doublement fausse : fausse pour les capitalistes, qu’il met dans l’impossibilité d’utiliser régulièrement leurs capitaux ; fausse encore pour la Banque, qu’il induit à n’opérer plus qu’avec les capitaux d’autrui. Otez ce principe de désordre en proclamant hautement la liberté des banques, et il ne restera plus de l’usage du crédit que ses bienfaits.
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Charles Coquelin Les Crises commerciales et la liberté des banques

Certes, les maux sont grands dans la société qui nous entoure ; mais n’est-il pas puéril de les attribuer à une prétendue tyrannie que le capital exercerait sur le travail ? Où sont les circonstances par où cette prétendue tyrannie se révèle ? Il n’est guère de l’essence du capital d’opprimer le travail, sans lequel il ne peut rien, et qu’il doit, au contraire, suivre et rechercher avec empressement dans toutes ses voies.
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Charles Coquelin Les Crises commerciales et la liberté des banques

Dès l’instant que tout est par terre, entreprises nouvelles et maisons anciennes, les capitalistes, désabusés de leurs rêves, voyant tout chanceler autour d’eux, n’osant plus se fier à rien ni à personne, se hâtent de ramasser les débris de leur avoir, et les rapportent à la banque, dont la haute position peut seule les rassurer. N’est-ce pas là l’établissement unique, l’établissement privilégié que le gouvernement protège ? Auquel avoir confiance, si ce n’est en celui-là ? Ainsi l’accumulation des dépôts recommence pour aboutir, quelques années plus tard, aux mêmes résultats.
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