Résumé

Un Corse à Joseph Mazzini (1858)

Lorsque d'un commun concert toutes les nations européennes ont protesté contre l'attentat du 14 janvier, il n'appartenait qu'à vous de vous inscrire en faux.
Vous prétendez que l'Empire n'est qu'une parodie du pouvoir!... Avez-vous oublié que l'aigle impériale a fait le tour du monde, et que dans son vol rapide, elle a constitué les droits de la nation à laquelle vous appartenez, en créant le royaume d'Italie? Si l'humanité veut la réalité, il ne faut pas procéder par l'arbitraire, mais par la raison et la justice qui doivent la fortifier.
Source : Gallica

Un Corse à Joseph Mazzini (1858)

Les Corses vivent de leur honneur, et vous abritez votre déshonneur sur une terre étrangère. Ils respectent leurs lois et honorent leur souverain, et vous violez chaque jour le droit d'asile que l'Angleterre vous accorde. Ils sont des soldats dévoués, et vous n'êtes qu'à la tête d'une bande d'assassins. Ils veulent rester les éléments de la paix publique, et vous ne serez jamais que l'instrument de la destruction. Leurs nuits sont calmes et pures, les vôtres pleines d'insomnies, agitées par des fantômes qui viennent vous parler leur tête à la main.
Source : Gallica

Un Corse à Joseph Mazzini (1858)

Nous sommes les héritiers de la puissance, de la gloire et de l'honneur; nous ne marchons pas à tâtons comme vous, mais avec notre formidable force de nation que l'Empire s'est acquise par son indépendance. La France veut délivrer toute l'Europe d'une cause de troubles et de tracasseries; elle brise ainsi votre piédestal.
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La France est en Europe ce que toute grande nation a le droit d'être : l'expression de la volonté unanime de ses concitoyens ! Vous restez un homme de parti fatal à l'ensemble de la société.
Source : Gallica

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