Résumé

S. Médoros Aurons-nous la guerre avec l'Angleterre… (1858)

La probabilité d'une guerre entre la France et l'Angleterre, guerre désirée ou redoutée suivant les opinions, les intérêts et les passions différentes, occupe l'Europe d'une façon très-sérieuse. Les journaux anglais ne cachent plus leurs craintes. On dirait que Cherbourg est considéré, dans leur pays, comme le mot d'ordre d'une lutte prochaine. Ils pressentent quelque chose de grave ; ils voient l'horizon s'obscurcir, et, pour se donner du courage, ils mettent flamberge au vent et vont puiser dans l'histoire des souvenirs capables de les rassurer.
Source : Gallica

S. Médoros Aurons-nous la guerre avec l'Angleterre… (1858)

Il lui faut la victoire sur tous ses ennemis. La politique du gouvernement d'Angleterre, avec ses crimes, ses erreurs, ses prétentions, ses forfaits, voilà, selon nous, l'obstacle tout-puissant à la marche raisonnable de la liberté, à la réalisation des vues secrètes de l'Empereur Napoléon. Ce n'est pas aux hommes d'État qui gouvernent actuellement l'Angleterre que nous nous adressons, mais c'est la politique séculaire du cabinet d'outre-Manche, c'est la forme de sa constitution que nous voulons dénoncer à l'Europe populaire.
Source : Gallica

S. Médoros Aurons-nous la guerre avec l'Angleterre… (1858)

Nous l'avons dit : quelle que soit cette politique à venir, il n'y a plus de guerre possible, si ce n'est une guerre de recomposition sociale. L'Europe, vieillie par les crimes des puissanls et les souffrances des peuples, doit être rachetée : que le bronze et l'acier qui l'ont asservie la délivrent. Si cette lutte doit avoir lieu, nous appelons de tous nos voeux le jour où elle commencera, et si le gouvernement de l'Angleterre se range parmi les ennemis, nous, les premiers, jetterons ce cri : Guerre à l'Angleterre !
Source : Gallica

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