Alfred de Lachapelle

Résumé

Alfred de Lachapelle Les principes (1871)

Celait ainsi qu'en assumant le titre trompeur de Gouvernement de la Défense nationale, ils agitèrent les esprits, ils endormirent les instincts du droit et surprirent la bonne foi de la nation. Leur programme était brillant, il s'inspirait les souvenirs glorieux de la Convention, du Consulat et de l'Empire ; la gloire, si chère au pays, miroita à l'horizon, et la France entière oublia ses devoirs envers son Souverain pour se soumettre aux usurpateurs qui lui promettaient de chasser l'étranger et de venger les premières défaites dans le sang de l'envahisseur.
Source : Gallica

Alfred de Lachapelle Les principes (1871)

Nous ne prétendons pas que pour maintenir le principe d'autorité, l'Europe eût dû faire encore la guerre à la France pour la forcer à conserver la légitimité, mais elle aurait dû montrer plus de pudeur, et au lieu de se jeter dans les bras d'un gouvernement issu d'une insurrection, et qui n'avait même pas pour lui le droit populaire de l'élection, elle aurait dû attendre, pour reconnaître le gouvernement de Louis-Philippe, que celui-ci ayant acquis une certaine durée, eût pu être considéré comme ayant reçu tacitement l'acquiescement du peuple français.
Source : Gallica

Alfred de Lachapelle Les principes (1871)

C'est ainsi qu'on apprend à un pays que la révolution vous relève de toutes les infamies, et que pourvu qu'on se dise républicain, on a pu être voleur, assassin, traître, on est considéré comme un honnête homme.
Les magnifiques ressources dont la France dispose furent gaspillées par les ambitieux et les incapables, des décrets multipliés sans cesse et des plans insensés furent lancés sur les lignes télégraphiques, la nation haletante plongée dans des illusions funestes et nos braves volontaires laissés sans armes et sans équipements devant la mitraille ennemie qui décimait leurs rangs.
Source : Gallica

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