Résumé

Soyons républicains ! par un impérialiste… (1871)

La conséquence immédiate de la proclamation définitive de la République, devant être la cessation de l'antagonisme qui divise la société française, par l'oubli réciproque du passé, et par l'étude en commun de tous les problèmes sociaux, la lutte intestine, sur laquelle comptent ostensiblement l'Allemagne et l'Europe monarchique pour amener une Restauration, mais en réalité pour motiver une intervention, se transforme en une amnistie commune, dont le résultat est de permettre à la France de menacer et non plus de craindre les trônes, en reprenant enfin la tête de l'émancipation européenne.
Source : Gallica

Soyons républicains ! par un impérialiste… (1871)

La République seule s'est affirmée; la République seule s'affirme, même par la voix, sinon par la conduite de ses adversaires ; et, pendant que, de toutes ses blessures, les forces de la France s'échappaient hier avec son sang, le Souverain, dont le devoir était de la gouverner, les princes qui, depuis vingt ans, aspiraient ouvertement à le faire, se sont tout à coup dérobés, dans une réserve qui équivaut à la moins noble des abdications.
Source : Gallica

Soyons républicains ! par un impérialiste… (1871)

Plus la France reculera devant cette indispensable nécessité, plus ses organes essentiels se débiliteront, en dépit de l'action continue des autres ; et plus, alors, à la veille ou à l'époque même de l'inévitable et prochaine crise, la France deviendra incapable de se soustraire aux convoitises et aux calculs de l'impuissance, sinon, ce qui est pire, au démembrement immédiat, dont elle est plus sérieusement menacée qu'on ne le croit, si l'anarchie en arrive à diviser de nouveau ses forces vives, grâce aux envieuses et souterraines manoeuvres de l'étranger.
Source : Gallica

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