Résumé

Entretien d'un maire et d'un électeur (1876)

L'ELECTEUR. — Ce n'est pas à la monarchie qu'on peut l'imputer.
LE MAIRE. — Ce n'est pas non plus à l'Empire, car sous ce rapport nous n'aurions rien à craindre de lui.
L'ELECTEUR. — Pardon. L'Empire s'est beaucoup et trop mêlé d'affaires religieuses. Il l'a fait de la manière la plus décousue et la plus contradictoire.
Tantôt il a provoqué le dépouillement et l'ébranlement de la Papauté. La création du royaume d'Italie a rompu l'équilibre européen et causé nos désastres. Le danger dont les intérêts religieux étaient menacés a jeté l'Eglise dans la lutte.
Source : Gallica

Entretien d'un maire et d'un électeur (1876)

Au lieu de mettre à son service une expérience péniblement acquise dans les épreuves, vous voulez que d'autres acquièrent la leur à nos dépens. Les erreurs qu'ils commettraient ne seraient que de tardives et inutiles leçons.
LE MAIRE. — Voulez-vous que je supprime les années que j'ai vécues ? Les nouveaux venus peuvent avoir l'esprit plus libre que moi.
L'Empire nous a rendu des services, je lui en ai rendu. Son souvenir se présente à moi comme celui d'un gouvernement régulier. On est tenté, quand on est prudent, de préférer le connu à l'inconnu.
Source : Gallica

Entretien d'un maire et d'un électeur (1876)

Dès son avénement, le danger de guerre menacerait l'Empire du dehors. Il ne serait pas seulement plus que tout autre gouvernement poussé et entraîné à attaquer, plus que tout autre, il serait exposé à être attaqué.
Il ne peut se présenter au pays avec quelque dignité, avec quelques chances de popularité, que s'il accepte l'obligation et exprime la résolution de réparer ses fautes et de laver ses injures et les nôtres.
Source : Gallica

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