Résumé

La France et l'empire (1859)

Sous aucun des gouvernements passés, l'influence extérieure de la France n'a donc été aussi puissante. Respecté ou craint des nations, le gouvernement de l'Empereur est devenu en peu de temps l'arbitre de l'Europe, l'apôtre de la civilisation et du progrès. Que les ennemis loyaux de l'Empire ouvrent les yeux, qu'ils comparent la France d'aujourd'hui avec la France des Bourbons, la France de Louis-Philippe, la France de 1848, et sans haine, sans envie, la main sur la conscience, qu'ils jugent.
Source : Gallica

La France et l'empire (1859)

L'avènement de l'Empire n'est pas une conséquence du hasard, ou de l'impression du moment; c'est un acte réfléchi de la volonté nationale. La France n'a pas seulement accepté l'Empire, elle l'a demandé avec ardeur; bien convaincue que la République n'avait aucune condition normale d'existence, elle voulut une protection puissante contre les divisions qui déchiraient son sein, et vit dans l'Empire une fusion prochaine de tous les partis.
Sans autres antécédents qu'un passé rayonnant de gloire, le gouvernement impérial est venu, fort de l'expérience des autres gouvernements
Source : Gallica

La France et l'empire (1859)

Partout où marche le drapeau de la civilisation, l'Angleterre doit le suivre à l'avant-garde; et n'ayant pour mobile que l'intérêt général et le bonheur des peuples, elle ne doit pas sacrifier sa conscience et son honneur à l'appât d'un mercantilisme intéressé. Notre cause doit donc être la sienne, et elle ne voudrait pas perdre en un jour les fruits de notre union ; union féconde qui fait la force des deux pays, et dont les efforts constants de l'Empereur tendent, depuis six ans, à resserrer de plus en plus les liens.
Source : Gallica

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