Résumé

Marcus Allart Un électeur à son retour de Chislehurst (1873)

Libre à l'Empereur d'être catholique ; libre à moi de ne pas comprendre qu'on puisse l'être quand on a l'esprit assez élevé, assez noble, pour aller délivrer l'Italie... au nom de la liberté, je suppose ? Mais la liberté ce n'est pas le catholicisme. Je vois ici les gens très-forts qui rient. Oui, je le sais, je suis un niais ; mais, hélas ! je me suis demandé cependant si c'était bien moi qui l'étais, lorsque j'ai vu ces gens prétendus si forts, si habiles, si politiques, pousser de toutes leurs forces l'Empereur à MENTANA, et que MENTANA a perdu l'Empire et la France!
Source : Gallica

Marcus Allart Un électeur à son retour de Chislehurst (1873)

Bonaparte, Napoléon ? Il arrive que la revanche si différée de Waterloo arrive enfin ! Il arrive que la France reprend son rang dans le monde ! Il arrive que si son nouveau chef oublie trop les effets de 1815 au Nord, il ne les oublie pas du moins au Midi, et qu'il assure les frontières de la France du côté de l'Italie, de la manière la plus noble pour la France : en proclamant l'indépendance de cette Italie, leurrée sans cesse, surexcitée sans cesse par les bavardages arides de la République impuissante ! !
Voyez où les partis en sont aujourd'hui avec l'Empire?
Source : Gallica

Marcus Allart Un électeur à son retour de Chislehurst (1873)

Si l'on sait se tenir à la hauteur des sentiments que Napoléon III a su inspirer à ces nations, il y aura encore de beaux jours pour la France ! Si on les désertait, pour suivre les doctrines de Rome et ses pratiques, ce ne serait pas la peine de s'appeler Napoléon : un bourgeois, un Bourbon, pourraient suffire aux temps nouveaux, et la France ne serait plus que comme un de ces phares qui ont disparu dans la tourmente, et qu'invoque en vain le marin, prêt à périr entre la mer, Dieu et les étoiles !
Source : Gallica

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