Résumé

H. Bellamy L'Empire : causerie (2e éd.) (1875)

L'EMPIRE, C'EST LA GUERRE
Napoléon Ier n'a jamais pu vivre en bons termes avec les souverains de l'Europe. Toujours en querelle avec les uns ou les autres, il a deux fois succombé sous leurs coups, et deux fois la France a été envahie par sa faute.
Napoléon III, héritier des goûts belliqueux de son oncle, mais non de son génie militaire, a cherché, lui aussi, dans la guerre les moyens de raffermir son gouvernement, et, par surcroît, de masquer, grâce à des virements de crédits, les déficits des finances publiques, compromises par son administration dépensière.
Source : Gallica

H. Bellamy L'Empire : causerie (2e éd.) (1875)

Pendant les 18 années du règne de Napoléon III, le budget s'était accru de 553 millions.
Est-ce qu'un gouvernement qui nous a endettés à ce point n'est pas un prodigue et un dissipateur ?
On se souvient des emprunts de l'Empire.
Ses financiers ne craignaient pas de dire qu'une nation s'enrichit quand elle emprunte. Le bon sens crie pourtant qu'augmenter ses dettes n'est pas le moyen d'accroître sa fortune et de doter ses héritiers.
C'est aux folies et aux guerres du règne de Napoléon III que nous devons d'avoir à payer chaque année un surcroit de près d'un milliard d'intérêts.
Source : Gallica

H. Bellamy L'Empire : causerie (2e éd.) (1875)

C'est aux électeurs de juger par eux-mêmes, et de s'éclairer à l'aide de comparaisons et de renseignements. S'ils ont besoin de conseils, qu'ils en demandent à des hommes désintéressés par caractère et par situation.
Bien choisir ses députés est cent fois plus facile que de voter sur un plébiscite ; et la raison en est simple : chacun choisit les députés dans lesquels il a confiance, — tandis qu'un plébiscite peut cacher des roueries que tout le monde ne saurait démêler, faute de temps et de lecture.
Source : Gallica

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