Résumé

J. F. La France et la confédération latine (1872)

Aujourd'hui la Monarchie y rencontrerait les mêmes obstacles que la République sur notre continent, où chaque peuple a ses traditions. Ne pas le reconnaître , ou n'en pas tenir compte, c'est faire preuve d'une ignorance complète du coeur humain; c'est se tromper et tromper sur l'origine et la valeur des différents régimes politiques, sous lesquels chaque nation se plaît à vivre. Or, si la tradition fait que la Suisse préfère des institutions républicaines, la tradition également porte la France, qui, elle aussi, a son culte historique, vers la Monarchie.
Source : Gallica

J. F. La France et la confédération latine (1872)

La physionomie de l'Europe, comme celle de nos affaires, dit assez quel est ce régime, régime fort, donnant à la France le salut, la prospérité et la grandeur, par le règne, dans son sein, de l'ordre et de la liberté et par une union plus étroite avec nos voisins des Alpes et des Pyrénées.
Tout semble militer en notre faveur, même dans l'ordre de la nature. Le soleil, qui brille sur nos contrées, est gracieux et fécond ; l'air, que nous respirons, est libre et pur; le sol, qui nous fournit le pain de la vie, est riche et beau ; le ciel, qui veille à notre industrie, est propice et serein
Source : Gallica

J. F. La France et la confédération latine (1872)

La République est le régime de la souveraineté populaire par excellence ; c'est celui qui est le plus difficile à pratiquer, parce qu'il exige une connaissance des droits et des devoirs, que chacun est loin d'avoir. Il ne suffit pas de se proclamer républicain pour l'être. C'est souvent le contraire qui est la vérité. Et quel que soit le sort que l'avenir européen puisse réserver à cette forme de gouvernement, on est forcément amené à reconnaître que son heure n'a pas encore sonné pour la France.
Source : Gallica

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