Esprit Privat

Résumé

Esprit Privat L'Empire devant le scrutin (1852)

Mais ce but ne peut être atteint que par un gouvernement sûr du lendemain. Tant que le fantôme de la République projettera sur l'avenir son ombre menaçante, la spéculation qui vit de confiance, se sentira gênée dans ses allures; le crédit éprouvera, à des moments donnés, des oscillations pleines de périls pour la fortune publique ; l'industrie et le commerce seront enchaînés dans leur essor. L'ouvrier, l'agriculteur, le négociant, le manufacturier, le capitaliste, le banquier, le propriétaire, sont donc tous intéressés au rétablissement de la stabilité, c'est-à-dire de l'Empire.
Source : Gallica

Esprit Privat L'Empire devant le scrutin (1852)

Le vrai terrain de l'union, c'est l'Empire, parce que Louis-Napoléon, librement élu par le pays, n'a détrôné aucun parti, si ce n'est celui de la désorganisation et du pillage ! Les hommes de toutes les nuances peuvent donc sans humiliation se rallier à son pouvoir réparateur ; et leur orgueil aura d'autant moins à en souffrir qu'ils ne feront qu'obéir par devoir et par nécessité à cette grande voix de la France, qui, depuis plus d'un mois, frappe les échos de ce formidable cri :
Vive l'Empereur !
Source : Gallica

Esprit Privat L'Empire devant le scrutin (1852)

Eh bien, quand l'Empire sera proclamé en France, les Puissances feront ce qu'elles ont fait en 1830, en 1831, en 1832, en 1848; elles subiront le fait accompli ; nous dirons plus, elles béniront cet événement qui assurera pour longtemps la stabilité dans le gouvernement de la France.
Ce que les Cours du Nord redoutent le plus, c'est la Révolution. Or, dans l'état où se trouve l'Europe, la guerre, c'est la Révolution, et voilà ce qui rend la guerre impossible.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature