Résumé

Esprit Privat Le doigt de Dieu : la situation avant et après le 2 décembre (1852)

Tous les honnêtes gens doivent donc, autant par intérêt que par devoir, se dévouer avec ardeur à l'oeuvre de reconstitution sociale qui s'accomplit ; les mauvais citoyens, les coeurs égoïstes et lâches peuvent seuls refuser leur concours à cette entreprise sainte. Ceux qui croiraient pouvoir, par des considérations d'esprit de parti, se renfermer dans une coupable abstention, commettraient une trahison envers le pays ; car, aujourd'hui, quiconque n'est pas avec le gouvernement est contre le gouvernement, et quiconque est contre le gouvernement est contre la société.
Source : Gallica

Esprit Privat Le doigt de Dieu : la situation avant et après le 2 décembre (1852)

Le concours dévoué de l'année, la plus brave et la mieux disciplinée du monde, les sympathies de huit millions de Français, c'est-à-dire l'universalité à peu près des citoyens admis à voter, voilà les forces sur lesquelles le prince Louis-Napoléon s'appuie! Quel est le pouvoir qui ait jamais pu se flatter d'une semblable investiture? quel est le gouvernement qui soit jamais sorti d'une aussi vaste acclamation? quelle est l'autorité qui ait jamais reçu une consécration plus imposante et plus solennelle?
Source : Gallica

Esprit Privat Le doigt de Dieu : la situation avant et après le 2 décembre (1852)

N'en doutons pas, c'est le parti le plus violent qui aurait été le plus fort ; l'expérience de tous les temps doit nous édifier à cet égard. Et quand l'anarchie aurait été au sein du seul pouvoir resté debout, comment ne se serait-elle pas étendue à toutes nos administrations publiques? comment ne serait-elle pas descendue au coeur même de nos populations? Alors c'eût été le signal de la guerre civile dans nos trente-huit mille communes; et qui pourrait calculer les sanglantes saturnales et les horribles désastres dont notre malheureuse génération aurait été témoin !
Source : Gallica

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