Résumé

Paula Delt Les gros péchés du Second Empire (1869)

Et, dans de telles conditions, quand toutes les conjectures, quand tous les raisonnements étaient pour la grandeur et partant pour la prédominance de la France ; quand la question d'Allemagne envisagée au triple point de vue de l'humanité, de la justice et de la politique conseillait l'abstention complète, l'Empereur se serait mêlé à une lutte effroyable et stérile ! mais s'il l'eût fait, il s'aliénait immédiatement cette portion, heureusement immense de ses sujets, pour laquelle l'honneur national n'est pas un vain mot ; l'humanité, une expression à effet; les criailleries, un système.
Source : Gallica

Paula Delt Les gros péchés du Second Empire (1869)

Le regret et la douleur, le pieux hommage rendu à la mémoire d'un mort n'ont pas de ces allures d'émeute ; aussi, vous avez beau crier au droit et à la légalité violés, il n'est douteux pour personne que vous n'aviez pas plus souci au 2 novembre de Baudin pour lui-même, que l'on n'avait souci, au temps de l'Avare de Molière, de marier le Grand-Turc avec la république de Venise. Ce que vous avez voulu tout simplement, le voici : attaquer le gouvernement, affaiblir sa popularité, compter vos adeptes; réveiller les passions politiques.
Source : Gallica

Paula Delt Les gros péchés du Second Empire (1869)

N'y a-t-il pas des hommes qui, avant d'être français, sont légitimistes, ultramontains, humanitaires, révolutionnaires, cosmopolites : il est rationnel, en ce cas, que ces personnages voient les actes du gouvernement à travers la haine qu'ils lui portent, à travers la douleur —pour ne pas dire plus,—qu'ils ressentent de voir leurs espérances si longtemps irréalisées, et, espérons-le, irréalisables.
Source : Gallica

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