Résumé

Le Gouvernement personnel et l'opposition… (1868)

Quel est l'homme de bien dont le coeur ne bat pas plus vite au nom de liberté ? Oui ; la liberté de la presse et le droit de réunion, l'égalité sociale, la supression de ces luttes fratricides où les hommes s'égorgent comme des bêtes fauves, l'abolition de la peine de mort sont des vérités incontestables ; mais pour les faire triompher et régner, il ne suffit pas que les gouvernements les protègent, il ne suffit pas que la voix de quelques-uns les réclame; il faut encore que l'humanité s'en rende digne.
Source : Gallica

Le Gouvernement personnel et l'opposition… (1868)

Un gouvernement est une nécessité, un besoin, et quel que soit son nom, c'est toujours la main qui tient tous les fils nécessaires à la direction d'un Etat. Par cela même, c'est à lui qu'incombe toute responsabilité. C'est pour cela qu'il est obligé d'opposer une sage résistance aux utopies, aux sophismes de ceux qui aiment d'autant plus à donner cours à leurs théories, qu'ils savent, en cas de succès, en réclamer l'honneur, et peuvent, en cas d'échec, s'abriter derrière leur non-responsabilité.
Source : Gallica

Le Gouvernement personnel et l'opposition… (1868)

Ce n'est donc pas sur la France que retombera son sang, comme le disait une voix hostile au gouvernement, mais sur ceux qui ont rendu sa chute inévitable ; sur ceux qui n'ont pas compris que, du moment que le drapeau de la France était engagé au Mexique, il fallait le défendre et le faire triompher quand même ; sur ceux enfin qui ne veulent pas voir qu'affaiblir le prestige du gouvernement française l'étranger, est affaiblir le prestige de la France même et donner des armes à ses adversaires.
Source : Gallica

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