Résumé

La France libérale en face l'Europe (1860)

Après avoir rendu la France prospère, relevé son courage abaissé par ses revers ; après avoir détruit la Sainte-Alliance, cette création désastreuse faite pour arrêter tout progrès de la civilisation, et après avoir mis d'accord presque tous les partis de son empire, l'empereur Napoléon III, sachant que de nos jours on n'est grand qu'autant que l'on est juste, et connaissant bien les besoins de notre siècle, est allé au devant de sa grande nation, en lui disant : « Je t'ai préparée à la liberté et dorénavant tu partageras avec moi le pouvoir. »
Source : Gallica

La France libérale en face l'Europe (1860)

La France d'autrefois, divisée et déchirée au dedans par ses divers partis qui se sont jetés le gant de défi, prêts à s'entre-tuer les uns les autres; affaiblie au dehors par la méfiance qu'elle inspirait à ses voisins, lesquels peut-être, avec raison, redoutaient un débordement d'une révolution déchaînée, ravageant tout sur son passage et même les choses les plus sacrées, est devenue à présent, sous un gouvernement paternel et sage, le modèle et l'aiguillon de tout l'univers, et par son ordre intérieur, et par son amour et son dévouement pour la justice.
Source : Gallica

La France libérale en face l'Europe (1860)

Comme il est démontré que Nice et la Savoie ne peuvent que profiter de leur annexion temporaire à la grande nation française, et par la communauté des intérêts matériels, et par la part à la gloire qu'elles auront avec la France, ces filles adoptives rendues à leur famille italienne, en contractant le goût exquis pour tout ce qu'il y a de beau et de grandiose, contribueront beaucoup à la grandeur de l'Italie, qui, par la nature elle-même, paraît être destinée à une vie sublime. Combien d'hommes célèbres n'a-t-elle pas vus naître et mourir dans son sein!
Source : Gallica

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