Résumé

Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 février 1862

Chez nous, où la chaîne des temps a été brisée, chez nous, devenus de purs rationalistes en politique, le cérémonial a nécessairement un air de convention, quelque chose de guindé, de rigide et de faux qui est insupportable au bon goût et à la fierté d’âme. Une œuvre d’art rend parfaitement cette froideur à la fois choquante et plaisante dont nous ne savons nous défaire dans les cérémonies de la vie publique : c’est le tableau de David qui représente l’inauguration du premier empire et l’enthousiasme à bras tendu de tant de grands fonctionnaires en costume de Jean de Paris.
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Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 février 1862

Ce n’est pas le mot de rébellion qui effarouche M. Mill. Cet honnête esprit déclare qu’il a donné ses sympathies à plus d’une rébellion heureuse ou malheureuse. C’est la justice du but poursuivi qui est la sanction morale d’une révolte. Ici le but est inique et monstrueux. Il ne s’agit pas seulement de perpétuer l’esclavage, mais d’en faire une institution sociale de droit divin, de le propager par tous les moyens au-delà de ses limites présentes. M. Mill ne veut pas entrer dans l’examen des barbaries au prix desquelles on maintient l’esclavage. Un seul fait lui suffit.
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Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 février 1862

Être l’âme même du pouvoir royal et s’effacer sans cesse au sein d’une aristocratie jalouse, au milieu d’un peuple divisé en factions par ses intérêts et accoutumé à toutes les audaces de la discussion politique, et lorsque la royauté que l’on dirigeait réellement était celle d’un des plus grands et des plus affairés peuples du monde, quelle tache délicate, épineuse, difficile !
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