Résumé

Les propos de Cassandre (1866)

“ Acceptant résolument le suffrage universel comme base du droit politique, l'Empereur Napoléon III a dû se dire : « A moi, l'élu des millions de citoyens, à moi le mandataire de la nation, ou, par délégation de moi-même, à mon gouvernement tout entier l'obligation de diriger dorénavant les évolutions de l'élection. Nulle masse d'hommes ne peut, sans chef, faire route avec sécurité : l'Empereur est désormais le chef naturel de la France, il ne saurait abandonner les populations sans conseils, sans indications de candidatures venant de haut, dans les moments solennels de la vie nationale. » ”
Source : Gallica

Les propos de Cassandre (1866)

“ Je sais bien qu'avec pleine sécurité et le bénéfice d'une indépendance, toute d'apparence, il est vrai, comme je viens de l'indiquer plus haut, on peut, quand il existe un chef d'Etat puissant au dedans et au dehors, politique consommé, patient, ennemi des violences, d'une fermeté éprouvée dans les crises, se donner fort à l'aise des airs de pourfendeur. N'ayant rien à craindre d'en haut, passé de justes dédains, se sachant parfaitement protégé contre les émeutes, on recueille en paix les applaudissements d'une coterie et tout va bien. ”
Source : Gallica

Les propos de Cassandre (1866)

“ Voilà l'indépendance dont on jouit dans les rangs des partis, et le rôle qu'ils assignent à l'équité dans la vie de leurs adhérents. Chez eux, haine et amour, tout est aveugle, mais la haine domine de beaucoup : aussi, puissants à détruire, ne fondent-ils jamais rien de durable.
Les partis, dans une nation, sont comme les sectes dans l'Eglise : celles-ci portent atteinte à l'unité, ceux-là tuent le patriotisme.
”
Source : Gallica

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