Résumé

Réponse d'un maire de village à S. É. le cardinal Mathieu (1860)

Honneur et pairie, tout comme nos preux d'autrefois; qui n'a d'autre drapeau que celui de l'ordre, d'autre ambition que celle de traiter librement ses affaires dans la limite des lois, et de mourir en paix avec son Dieu. Hélas ! nous proclamions naguère notre indépendance, mais Mgr Mathieu nous a enlevé cette illusion. L'indépendance, en effet, suppose quelques lumières et beaucoup d'honnêteté; confondu parmi les humbles, si les circonstances obligent le pouvoir à recourir à notre dévouement à la chose publique, il lui faut descendre dans les rangs tout à fait inférieurs de la société (1) ...
Source : Gallica

Réponse d'un maire de village à S. É. le cardinal Mathieu (1860)

Sans doute, nous regrettons comme vous la situation faite à la papauté, et nous considérons la perte des Romagnes comme un échec à notre politique de Villafranca. Mais à qui la faute? A vous, uniquement à vous, conseillers du Saint-Père, qui refusiez des réformes devenues urgentes ; à vous, qui proclamiez une solidarité de principes avec nos ennemis et ceux de l'Italie, et qui, par une application subtile des préceptes divins, considérez comme révolutionnaire un peuple qui revendique sa souveraineté.
Source : Gallica

Réponse d'un maire de village à S. É. le cardinal Mathieu (1860)

L'Autriche trône à Venise, à Milan, à Bologne, à Modène, à Florence ; elle ne provoque pas les trônes, elle provoque les populations et humilie les souverains ; elle impose sa politique à Naples ; Rome est sauvée par notre armée ; mais le Piémont, que rien ne protège et qui s'agite dans son impuissance, va bientôt subir le châtiment dû à son insubordination. — Vous rappelezvous les premiers jours de 1859? et n'est-ce pas là la situation créée à l'Italie par l'Autriche? Or, soyons franc, imposer sa volonté au provocateur, n'était-ce pas encore la guerre avec l'Autriche ?
Source : Gallica

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