Résumé

Portrait de Charles de Mazade Charles de Mazade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 31 mai 1869

Paris, lui, a dit un non retentissant, injurieux, et entre ces deux courans qui se heurtent, c’est à peine s’il y a une place pour les opinions modérées, ces éternelles et nécessaires médiatrices dans toutes les évolutions de la politique. Que les dernières élections parisiennes aient assuré le triomphe de l’opposition, ce n’est point là certes ce qui a pu étonner, ce n’est pas ce qui a fait du vote du 24 mai l’objet de contradictions ardentes. C’était un résultat sur lequel tous les esprits libéraux ne pouvaient avoir un seul doute. Paris n’a fait en définitive que ce qu’il a toujours fait.
Source : Wikisource

Portrait de Charles de Mazade Charles de Mazade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 31 mai 1869

Quand elle a lancé dans les airs quelque appel retentissant, quand elle a répété que la révolution est en marche ou que la révolution est en péril, qu’il faut pousser jusqu’au bout l’œuvre révolutionnaire et démocratique, elle croit avoir tout dit : elle confond tout, elle obscurcit tout, et c’est précisément la question entre le radicalisme et le libéralisme. Il y a là un point qu’il ne faut pas se lasser d’éclaircir, parce que c’est la première, la grande affaire de la France dans ce conflit d’idées, d’instincts, de tendances, dont les élections dernières sont une nouvelle expression.
Source : Wikisource

Portrait de Charles de Mazade Charles de Mazade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 31 mai 1869

Ce n’est donc pas le progrès démocratique qui est sérieusement menacé dans ce courant contemporain où nous vivons tous ; mais, de l’héritage de la révolution française, ce qui est en souffrance et en péril, c’est la liberté. Depuis quatre-vingts ans, elle flotte d’oscillations en oscillations, ne paraissant gagner du terrain un instant que pour le perdre bientôt. Un jour ce sont les excès révolutionnaires qui l’oppriment, un autre jour c’est le despotisme d’un maître qui la confisque et l’asservit.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature