Intervalle (musique)

Définition et enjeux

Portrait de Jean-Jacques Rousseau Jean-Jacques Rousseau Oeuvres complètes de J. J.Rousseau…

Il n’est pas moins évident que les rapports des notes et les intervalles de l’une à l’autre n’on rien dans leur expression par la musique ordinaire qui en indique le genre, et qu’ils sont exprimés par des positions difficiles à retenir et dont la connaissance dépend uniquement de l’habitude et d’une très longue habitude : car quelle prise peut avoir l’esprit pour saisir juste et du premier coup d’œil un intervalle de sixte, de neuvième, de dixième dans la musique ordinaire, à moins que la coutume n’ait familiarisé les yeux à lire tout d’un coup ces intervalles ?
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Portrait de Jean le Rond d’Alembert Jean le Rond d’Alembert L’Encyclopédie, 1re éd.

Intervalle, en Musique, est la distance qu’il y a d’un son à un autre, du grave à l’aigu : c’est tout l’espace que l’un des deux auroit à parcourir pour arriver à l’unisson de l’autre. A prendre ce mot en son sens le plus étendu, il est évident qu’il y a une infinité d’intervalles : mais comme en Musique, on borne le nombre des sons à ceux qui composent un certain système, on borne aussi par-là le nombre des intervalles à ceux que ces sons peuvent former entre eux.
Source : Wikisource

Alix Tiron Etudes sur la musique grecque, le plain chant et la tonalité moderne (1866)

Ne nous plaignons pas néanmoins de ce grand cataclysme de l'art, car une révolution complète dans les principes de la musique était indispensable pour obtenir la substitution, comme base fondamentale, de l'intervalle de quinte divisible en deux intervalles consonnants, à l'intervalle de quarte, qui ne peut l'être qu'avec un intervalle dissonant.
Source : Gallica

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