Résumé

Alix Tiron Etudes sur la musique grecque, le plain chant et la tonalité moderne (1866)

Je crois avoir suffisamment analysé, dans mes précédentes études, les premières parties de l'harmonique, celles qui ont trait aux sons, aux intervalles, aux genres, aux systèmes et aux tropes, pour n'avoir plus rien à y ajouter, et je ne vous parlerai que plus succinctement de la mélopée, et des métaboles qui en sont une annexe.
A quoi vous servirait, au fond, de savoir les règles de la mélopée? Il ne s'agit plus, dans ce siècle, de composer d'après le système des Grecs. Une mélodie non susceptible d'accompagnement serait pour nous un corps sans âme, ou mieux une âme sans corps.
Source : Gallica

Alix Tiron Etudes sur la musique grecque, le plain chant et la tonalité moderne (1866)

Ce qu'il faudrait, dans l'intérêt du progrès, ce serait que la théorie, qui doit présider à la formation et à l'enchaînement des accords, à la généralité de leurs successions ou résolutions, fût fondée sur des éléments acoustiques, et, par là, sur des principes indépendants des règles spéciales à la tonalité. Un musicien sérieux est obligé de connaître ces règles et ne doit pas avoir besoin, quand il vient à moduler, qu'elles lui soient minutieusement indiquées par des signes qu'on appelle si improprement alléralifs. L'harmonie ne peut logiquement se constituer que sur le tempérament.
Source : Gallica

Alix Tiron Etudes sur la musique grecque, le plain chant et la tonalité moderne (1866)

Dans notre musique, le ton est désigné par la tonique; chez les Grecs les tropes se distinguaient par le nom d'un des peuples qui faisaient partie de leur État ou dont les colonies s'étaient établies sur leur territoire et auxquels on devait l'invention ou l'introduction d'un de leurs genres diatoniques.
Chez nous, la tonique est la note de repos par excellence; exceptionnellement nous terminons quelquefois sur la tierce majeure.
Source : Gallica

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