Résumé

Alexandre Vincent Sur la tonalité ecclésiastique et la musique du XVe siècle… (1858)

Or, il nous paraît que nulle méthode n'est plus convenable que celle dont nous indiquons l'emploi, pour remplir les conditions voulues; et nous croyons même trouver dans l'opposition qui en résulterait entre l'harmonie musicale proprement dite et l'harmonie liturgique, un avantage pour cette dernière, en imprimant au chant religieux un caractère de gravité, de sévérité, de dignité, en lui donnant un vernis d'antiquité dont il a besoin pour se distinguer de la musique moderne, de la musique mondaine.
Source : Gallica

Alexandre Vincent Sur la tonalité ecclésiastique et la musique du XVe siècle… (1858)

Il est impossible en effet, restant dans ces limites, de méconnaître alors le caractère du mode majeur dans le tétarlus, et celui du mode mineur dans le protus, Il est facile de reconnaître d'ailleurs, dans les témoignages que nous a laissés l'antiquité sur les caractères de ces deux modes, le phrygien et le dorien, des preuves suffisantes pour nous permettre d'identifier, d'une part, le mode phrygien au tétartus de la musique ecclésiastique et au mode majeur de la musique moderne, et de l'autre, le protus au mode dorien et au mineur moderne.
Source : Gallica

Alexandre Vincent Sur la tonalité ecclésiastique et la musique du XVe siècle… (1858)

Après ces deux modes principaux, voyons maintenant les témoignages anciens relatifs au lydien et au mixolydien, qui correspondent, comme nous l'avons dit, celui-ci au deutérus et le premier au tritus.
Le mode mixolydien, d'après Aristote, était employé surtout dans la tragédie et y était presque exclusivement affecté au chœur, par cette raison entre autres, qu'il était le plus grave de tous (1) , et que « les sons graves sont ceux qui s'accordent le mieux avec les sentiments doux et paisibles ».
Source : Gallica

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