Alexandre Vincent

Résumé

Alexandre Vincent De la Musique des anciens Grecs… (1854)

Aussi, Messieurs, je ne crains pas de le dire, la musique est un véritable levier moral, mais dont la puissance est aujourd'hui, malheureusement, en partie oubliée. Et comment toutefois pourrait-on douter de son efficacité, lorsque dans cent endroits divers de ses immortels ouvrages, on voit le divin Platon, suivi en cela par son disciple et si souvent son contradicteur, Aristote, suivi, dis-je, par Aristote, Plutarque, Aristide Quintilien, Maxime de Tyr, Athénée, Polybe, Cicéron, Fabius Quintilien, proclamer la musique comme la base de toute éducation morale.
Source : Gallica

Alexandre Vincent De la Musique des anciens Grecs… (1854)

Le mot ton, avec ce sens, est encore employé dans le chant ecclésiastique ; il y a huit tons dans les chants d'église, tandis que nous n'avons que deux modes: le majeur et le mineur. Ces tons ou ces modes dérivent des anciennes harmonies des Grecs; dans le langage de Platon, d'Aristote, de Plutarque, d'Athénée, harmonie signifie la manière d'accorder l'instrument, ou, si l'on
veut, la manière d'établir les rapports des intonations des divers degrés de l'échelle musicale.
Source : Gallica

Alexandre Vincent De la Musique des anciens Grecs… (1854)

L'Évangéliste parle-t-il en son nom pour annoncer la parole du Christ, une tierce mineure, donnant un instant la sensation du mode dorien , vient tempérer la sévérité du phrygien. (Voyez pl. lettre H.) Jésus parle-t-il? La douceur dont sa parole est empreinte se reconnaîtrait à la quinte diminuée, caractéristique du mode lydien, sur laquelle se fait une chute momentanée ; mais le discours se relève aussitôt avec dignité pour finir sur le mode phrygien.
Source : Gallica

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