Ton (musique)

Définition et enjeux

Portrait de Alain Alain,  Système des Beaux-Arts

“ Chaque ton, et surtout les voisins de l’ut, aura ainsi son caractère, le Sol simple et libre, le Ré volontaire et ferme, le Mi dionysiaque, et ainsi des autres, chaque ton mineur marquant un certain abandon à son degré propre. Ce serait une dialectique des tons et comme une philosophie du clavier. On trouve ainsi dans la musique une sorte de matière seconde, fille d’esprit toute, et plus redoutable par cela ; mais cette victoire aussi a sa beauté propre, et que l’on peut juger incomparable ; c’est l’esprit contre lui-même, au lieu que le chant naturel discipline le corps. ”
Source : Wikisource

Portrait de Alain Alain,  Système des Beaux-Arts

“ On aperçoit qu’il y a une musique pure en deux sens ; la musique naturelle est pure dans le sens le plus plein ; mais la musique instrumentale parvient à se purifier autrement, comme nous verrons.
Le progrès de la musique instrumentale devait tuer la véritable musique vocale, qui est l’improvisation recueillie, scrupuleuse, réglée sur les bruits extérieurs autant qu’ils font quelquefois réussir des musiques, et aussi sur ce que chaque son annonce et appelle, sans compter la danse presque immobile du chanteur qui règle aussi les sons pour l’équilibre des muscles.
”
Source : Wikisource

Augustin Savard,  Principes de la musique et méthode de transposition… (1875)

“ Nous connaissons maintenant tous les éléments du langage musical, et les signes divers employés pour sa notation; nous savons donc lire et écrire la musique.
Mais le pouvoir magique de cette langue des sons est tout entier dans l'âme même de celui qui l'écrit et qui la parle ; dans ce sentiment instinctif de l'exécutant qui, par les inflexions de la voix, l'accent., les nuances de douceur et de force, sait donner à la phrase, au morceau entier, le caractère, la couleur et la vie.
”
Source : Gallica

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