Accentuation

Définition et enjeux

Portrait de Théodore Steeg Théodore Steeg,  Inauguration des Archives de la parole… (1911)

“ La formation des groupes de mots, la distribution des accents à l'intérieur de ces groupes, les déplacements, la décomposition que la passion apporte dans l'accentuation ordinaire, tout ce qui donne ou enlève à une syllabe, à une consonne ou à une voyelle une force expressive, les rapports mystérieux des sons entre eux, et les rapports plus mystérieux encore de ces sons avec le caractère même de la phrase et de la pensée, devront être notés, examinés, analysés avec une méthode exacte et objective. Nous saurons peut-être alors ce que c'est qu'un vers français ou qu'une période. ”
Source : Gallica

Louis Dochez,  Nouveau dictionnaire de la langue française de Dochez (1860)

“ Avec la ponctuation et l’accentuation, il fallut inaugurer l’orthographe et rechercher comment tant de mots grecs, allemands, italiens, espagnols, étaient venus se réunir au grand élément latin, et comment, sans trop blesser l’usage, on pouvait consacrer la source de tous ces mots et opposer une digue aux caprices de l’accentuation. ”
Source : Wikisource

Bernard Jullien,  L'Harmonie du langage chez les Grecs et les Romains… (1867)

“ Cependant quand nous voulons figurer l'accentuation dans les mots français, nous employons le même trait que les anciens, notre accent aigu ordinaire, vertu, félicité. Mais on comprend combien ce signe est insuffisant, puisqu'il marque déjà autre chose, savoir le son de la voyelle, è, e. L'accent est la plus importante des modifications de la voix, comme l'uvaient bien remarqué les anciens ; puisqu'il y a un scholiaste de Denys le Thrace, Mélam.. ”
Source : Gallica

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