Résumé

Paul Bernard Les instructions secrètes des jésuites

Certes, si une copie des Monita s’était trouvée parmi les archives du Recteur, quelle autre chanson !
Ainsi le Protocole et l’Inventaire témoignent directement qu’il n’y avait aucun exemplaire des Monita au collège de Ruremonde. Par quel don de seconde vue, M. Hochstetter déchiffre-t-il dans les documents ce que nul autre humain ne saurait y voir ?
Quant au manuscrit lui-même, il faudrait une singulière bonne volonté pour l’attribuer à un Jésuite, surtout à un « chef » de Jésuites.
Source : Wikisource

Paul Bernard Les instructions secrètes des jésuites

Si ce document est un faux, comme il est notoire, — et nous en fournissons la démonstration évidente pour tout esprit impartial, — que nous importe le reste ? La présence ou l’absence d’une virgule de plus ou de moins dans le manuscrit du P. Brothier ou dans l’édition de M. Hochstetter ne modifiera en rien l’état de la question et ne fera point que ce faux soit un document authentique.
Or, sur ce point capital, M. le Professeur Hochstetter se dérobe et sa documentation se réduit à néant. Il affirme bien, sans doute, l’authenticité du manuscrit de Bruxelles.
Source : Wikisource

Paul Bernard Les instructions secrètes des jésuites

« Ami des hommes, ennemi des jésuites. » Au sac de Paderborn, en 1622, qu’il eût fait un présent aux Pères Capucins, c’est déjà peu croyable ; qu’il ait spécialement choisi comme don les archives des jésuites, c’est plus invraisemblable encore ; mais que les bons Pères capucins, en dépit de l’Inquisition et du Décret de l’Index, aient publié les Monita, si tant est qu’ils en fussent les possesseurs, c’est ce qui dépasse par trop les bornes que la raison a fixées à la fantaisie.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature