Résumé

Acte d'accusation contre Libri-Carrucci (1850)

El, par exemple, un recueil de vingt-trois pièces disparaît. Il faut dépayser ces pièces, conséquemment les séparer, les déguiser, les relier en autant de volumes. L'auteur du vol n'y manque pas, et les vingt-trois pièces se retrouvent disséminées dans les catalogues de Libri. Ce n'est pas tout, celui qui détourne un ouvrage d'une bibliothèque n'oublie pas, avant de le céder, d'en effacer, autant qu'il est possible, les empreintes qui le trahiraient; ce soin ne revient pas à l'acquéreur de bonne foi ; or c'est l'accusé qui fait restaurer les ouvrages et les rend méconnaissables.
Source : Gallica

Acte d'accusation contre Libri-Carrucci (1850)

Depuis douze ans environ la spéculation s'exerce sur les autographes : c'est de Libri qu'elle a reçu sa plus forte impulsion. Ce genre de commerce s'est fait avec peu de scrupule : la nature même des précieux autographes mis en vente révélait suffisamment leur origine; mais le nombre de ces documents ne laissa bientôt plus de doute, ils provenaient évidemment des dépôts publics. La pièce portait-elle une estampille, un numéro d'ordre, une indication quelconque, on les faisait disparaître par le grattage, l'emploi des acides, ou l'on rognait l'autographe pour enlever un chiffre, etc.
Source : Gallica

Acte d'accusation contre Libri-Carrucci (1850)

Les vraisemblances doivent-elles prévaloir sur la réalité ? Il s'agit de faits, l'accusation croit les établir; c'est à l'accusé de les détruire.
La munificence de Libri aurait enrichi plusieurs bibliothèques ! Quant à celle de Carpentras et à la Mazarine, on sait désormais à quoi s'en tenir. Il faut voir maintenant ce qu'il en est de ses libéralités projetées à l'égard de la Bibliothèque nationale et des archives de Florence.
Source : Gallica

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