Acte d'accusation contre Libri-Carrucci (1850)
“ El, par exemple, un recueil de vingt-trois pièces disparaît. Il faut dépayser ces pièces, conséquemment les séparer, les déguiser, les relier en autant de volumes. L'auteur du vol n'y manque pas, et les vingt-trois pièces se retrouvent disséminées dans les catalogues de Libri. Ce n'est pas tout, celui qui détourne un ouvrage d'une bibliothèque n'oublie pas, avant de le céder, d'en effacer, autant qu'il est possible, les empreintes qui le trahiraient; ce soin ne revient pas à l'acquéreur de bonne foi ; or c'est l'accusé qui fait restaurer les ouvrages et les rend méconnaissables. ”
