Th. Mortreuil

Résumé

Th. Mortreuil La bibliothèque nationale (1878)

Quelque fertile qu’ait été pour nos collections l’époque de Louis XIV, elle devait être encore dépassée par le règne qui suivit et qu’on a pu sans exagération appeler l’âge d’or de la Bibliothèque. Dans les mains habiles de l’abbé Jean-Paul Bignon, dont la science était à la hauteur du dévouement, elle va prendre le rôle important qu’elle doit jouer dans le monde lettré, conquérir, avec un local répondant à sa grandeur, une organisation presque définitive et s’accroître dans des proportions réellement extraordinaires.
Source : Gutenberg

Th. Mortreuil La bibliothèque nationale (1878)

Ce qu’on ignore encore, faisaient justement observer les bibliothécaires à l’Assemblée nationale en 1790, c’est que la Bibliothèque du Roi offre un spectacle bien curieux qui ne serait pas sans utilité pour la politique. C’est là et c’est là seulement qu’on voit vers quelle étude se porte l’esprit humain: il fut un temps où il ne s’occupait que d’érudition et où l’on ne demandait que des auteurs grecs ou latins.
Source : Gutenberg

Th. Mortreuil La bibliothèque nationale (1878)

Dacier fit valoir ces raisons avec force dans un rapport au ministre de l’Intérieur qu’il terminait par ces nobles paroles:
«Dans le cas où la Bibliothèque aurait le malheur d’être obligée de souffrir cette spoliation, je supplie Votre Excellence de charger un autre des conservateurs d’en être l’instrument et d’avoir l’extrême bonté d’épargner à ma vieillesse la douleur d’y prendre part. Je ne me sens ni la force, ni le courage nécessaire pour être le témoin d’une opération aussi désastreuse qu’humiliante et irréparable.»
Source : Gutenberg

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