“ Tout serait arrangé dès longtemps si M. de Nevers avait dit au bonhomme : « Le roi Louis veut me faire épouser mademoiselle de Savoie, sa nièce ; moi, je ne veux pas ; moi, je suis secrètement le mari de votre fille... » Mais la réputation de Caylus-Verrous l’a effrayé, le pauvre prince... Il a craint pour sa femme, qu’il adore... — La conclusion ? interrompit Peyrolles. — La conclusion, c’est que nous ne travaillons pas pour M. de Caylus. — C’est clair ! dit Passepoil. ”
Louis Phélypeaux de Caylus
Définition et enjeux
Citations sur “Louis Phélypeaux de Caylus”
P. d’Haussonville, Revue des Deux Mondes
“ Toute convertie et dévote que fût devenue Mme de Caylus, elle était encore un peu du monde, et peut-être la pensée de jouer auprès du Duc du Maine ce rôle de conseillère et d’Égérie qu’elle avait vu jouer à Mme de Maintenon auprès de Louis XIV l’avait-elle un instant tentée. Elle vivait cependant d’une vie de plus en plus retirée, entourée surtout des amis de son fils le philosophe, qui lui tint jusqu’au bout tendre compagnie. ”
Imbert de Saint-Amand, La Cour de Louis XIV
“ Le public, dit Mme de Caylus, a de la peine à concevoir que les princes agissent simplement et naturellement, parce qu'il ne les voit pas d'assez près pour en bien juger, et parce que le merveilleux qu'il cherche toujours ne se trouve pas dans une conduite simple et dans des sentiments réglés. On a donc voulu croire que la duchesse ressemblait à son père, et qu'elle était, dès l'âge de onze ans qu'elle vint en France, aussi fine et aussi politique que lui, affectant pour le roi et Mme de Maintenon une tendresse qu'elle n'avait point. ”
Anne Claude Philippe de Caylus, Vies d'artistes du XVIIIe siècle… (1910)
“ Ces quelques lignes ne nous révèlent-elles pas déjà le Caylus ardent et enthousiaste de beauté que nous retrouverons à l'Académie de Paris, et n'expliquent-elles pas l'horreur qu'il exprime à sa mère de retourner à l'armée ? Il n'est pas encore conquis à l'archéologie; mais il ne semble plus voir que l'art comme but de l'existence. Rentré à Paris peu de jours après la mort de Louis XIV, il vendit son régiment, régla quelques affaires d'intérêt et travailla sans doute chez Crozat avec Watteau et Hénin ”
Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon,
Mémoires
“ Mme de Caylus eut grand’peine à se résoudre ; la crainte d’être tourmentée prit sur elle plus que les promesses ; elle quitta le P. de La Tour, prit un confesseur au gré de la cour, et bientôt ne fut plus la même ; la prière l’ennuya, les bonnes œuvres la lassèrent, la solitude lui devint insupportable ”
Bibliothèque nationale, 1789, le patrimoine libéré : 200 trésors entrés à la Bibliothèque nationale de 1789 à 1799… (1989)
“ C'est Mariette qui convainquit Caylus de graver cet ensemble qu'il avait découvert à Paris et dont Caylus fit d'ailleurs don à la Bibliothèque du Roi. F. Fossier 153 François de Salignac de La Mothe-Fénelon Les Aventures de Télémaque, fils d'Ulysse, imprimé par ordre du roi pour l'éducation de Monseigneur le Dauphin. Paris, Didot l'aîné, 1784, 2 t. en 4 vol. in-8°. –Exemplaire sur vélin. – Reliure de Nicolas-Denis Derome le jeune (étiquette) , maroquin bleu à décor de bordure de style néo-classique, aux armes de Louis XVI (proches de O.H.R., pl. 2496. n° 5) , gardes de tabis rose, étui. ”
Bibliothèque nationale, Vrai ou faux ? : copier, imiter… (1991)
“ Caylus, léguée au roi Louis XV en 1765. Bronze, fonte à cire perdue ; cheveux ciselés, yeux et dents incrustés d'argent ; patine lisse, verte à reflets bruns. Parfait état de conservation ; les pieds ont été restaurés, leur base originale a disparu ainsi que l'attribut tenu dans les mains. H. 19,1 cm. Date : controversée. Nous proposons la fin du XVIe s. ou le début du XVIIe s. Jeune nubien debout et nu. Les cheveux forment de longues boucles. La bouche est entrouverte, la tête penchée sur l'épaule droite. Le bras gauche est ramené devant la poitrine ”
Louis Boscus, La Ville de Caussade : Tarn-et-Garonne… (1908)
“ Les peuples profitèrent de l'impôt du fouage, qui se montait à 20 sous par feu, pour se révolter : le 7 février 1369, Saint-Antonin et Puylaroque avaient ouvert leurs portes aux lieutenants du duc d'Anjou, Caylus et Réalville firent de même dès le mois de mars ; il est vrai que cette dernière ville, où s'était enfermé Jean Chandos, eut à subir un siège mémorabe au mois d'avril, mais la garnison anglaise, privée de tout secours, y fut égorgée sans merci ; enfin Caussade et Verfeil furent français au mois de juin (2) . ”
Louis Boscus, La Ville de Caussade : Tarn-et-Garonne… (1908)
“ De Saint-Antonin, Duras se rendit à Caylus ; il prit la ville par trahison, y tua cent-vingt prêtres (2) ; puis, n'ayant pu s'emparer de Cahors, il se présenta de nouveau devant Caus-sade, le 8 septembre. Une grande sécheresse avait tari les fossés qui étaient totalement dépourvus d'eau. La place n'était pas en état de résister à une armée composée de soldats des vieilles guerres; beaucoup de ces soudards, en effet, avaient fait campagne en Piémont ; fiers de leur épée que, rendus à la vie civile, ils continuaient à porter, ils ne scavoient mestier aucun, ayant duré les guerres longuement. ”
Louis Boscus, La Ville de Caussade : Tarn-et-Garonne… (1908)
“ Parchemin aux Archives de M. le Comte Auguste de Vesins, au château de Caylus. Le nom latinisé de Caussade prend la forme Caussiata. telain) à veiller ainsi jour et nuit et à risquer sa vie sur les grands chemins ? 100 livres de Cahors (art. 30) , qui représentent environ 1,500 à 2,000 francs de notre monnaie ; un seul charroi de tout habitant qui avait une bête de somme (art. 19) , car il avait consenti à la suppression d'autres corvées précédemment établies (art. 47-48) ; un peu de jardinage à prendre dans chaque jardin (art. 42) ”
L'archéologie en 1897. Tome premier (1898)
“ Nous ne pouvons assez nous féliciter d'entendre professer des idées aussi larges et aussi justes que celles de nos savants conservateurs, hommes de science et d'expérience à la fois. Le comte de Caylus était vraiment un initiateur. Après avoir visité la Turquie et l'Asie-Mineure, il revint en 1717 avec des riches matériaux. Il aida les artistes de ses conseils et de sa fortune, et s'occupa, avec succès, soit comme amateur, soit comme artiste, de peinture et de gravure. ”
Louis-Théodore Hérissant, Éloge historique de Philippe, duc d'Orléans… (1778)
“ PH IL IPP E annonça dès l'enfanceun génie avide de toutes les connoiffances. « Madame de » Maintenon fe réjouiffoit, dit Madame » de Caylus, de ce qu'on verroit paroître » en lui un Prince plein de mérite , & » capable de faire goûter à la Cour la » Vertu & l'efprit ». On lui donna pour Gouverneur, en 1 68 3, le Maréchal de Navailles, qui mourut la même année, & qui fut remplacé par le Maréchal d'Eftrades, Négociateur célèbre, que la mort lui enleva auffi en 1686 : ce qui Souv. de Madame de Caylus. (9) fit dire à Benferade , que Monfieur ne pouvoit pas élever de Gouverneurs a fon fils. ”
Anne Claude Philippe de Caylus, Vies d'artistes du XVIIIe siècle… (1910)
“ Les artistes dont Caylus ne fera pas mention dans cet article sont : Louis-Michel Van Loo, Collin de Vermont, Jeaurat, Dandré Bardon, Hallé, Aved, Lajoue, Drouais, Francisque, Delobel, Boizot, Poitreau, Chastelain, Nonnotte, Lenfant, Antoine Le Bel, Le Sueur, Venevault, Challe, Le Lorrain, Roslin, Rouquet, Chaufourrier, Du Mons, Delarue, peintres; Adam l'aîné, Le Moyne, Allegrain, Adam le cadet, Falconet, Dumont, sculpteurs. Il passe les graveurs sous silence, comme en 1751, et ne cite parmi les dessinateurs que Cochin le fils, omettant Galimard et Roettiers le fils. ”
Rosalba Carriera,
Journal de Rosalba Carriera pendant son séjour à Paris en 1720 et 1721
(1865)
“ Il se complaisoit à l'admirer et à en louer les beautés à ses amis. Caylus mourut le 5 septembre 1765, et fut inhumé, selon ses vœux, aans ce monument égyptien qu'on transporta à Saint-Germain l'Auxerrois. Diderot lui fit une épitaphe : Cy gist un antiquaire acariâtre et brusque, Ah qu'il repose bien dans cette cruche étrusque. Mariette, Grimm, Marmontel, le Beau, Bottari et Diderot ont écrit sur le comte de Caylus. Il étoit membre amateur de l'Académie de peinture. MM. de Concourt ont trouvé, il y a quelques années, un manuscrit inédit de Caylus ”
Just-Jean-Étienne Roy, Eustache Lesueur surnommé le Raphael français (1871)
“ Manuscrit du comte de Caylus, no 1. tunique blanche, symbole de pureté, ils marchent tranquillement à la mort, ou plutôt à la gloire. Ici surtout se fait remarquer cette ordonnance, dont parle le comte de Caylus, et qui est un trait de génie du peintre. Devant eux le temple est libre ; ils sont isolés, parce que rien n'égale leur vertu ; rien ne les précède , parce que Dieu, dans leur foi, les distingue des autres hommes : cependant des soldats, placés sur le devant du tableau, les poussent pour activer leur marche ”
“ Ce Peyrolles a une figure de scélérat; il se sera fait acheter par le vieux Caylus.140Lagardère fourbissait paisiblement son épée avec le pan de sa jaquette.—Ce n'était pas M. de Caylus, dit-il, c'était un jeune homme. Mais ne nous perdons pas en suppositions, monsieur le duc; quel que soit le nom de ce misérable, c'est un gaillard habile. Ses mesures étaient prises admirablement: il savait jusqu'à votre mot de passe. C'est à l'aide de ce mot que j'ai pu tromper Aurore de Caylus. Ah! celle-là vous aime, entendez-vous! ”
“ Un peu de sang vint aux joues creuses de Peyrolles.—Comment, coquins!... s'écria-t-il.—Tout beau! interrompit le Gascon: mes nobles amis murmurent... prenez garde!... Discutons plutôt avec calme et comme des gens de bonne compagnie... Si je vous comprends bien, voici le fait: M. le marquis de Caylus a appris qu'un gentilhomme beau et bien fait pénétrait de 56 temps en temps, la nuit, dans son château, par une fenêtre basse... Est-ce cela?...—Oui, fit Peyrolles.—Il sait que mademoiselle Aurore de Caylus, sa fille, aime ce gentilhomme... ”
Anne Claude Philippe de Caylus, Vies d'artistes du XVIIIe siècle… (1910)
“ De même Pierre et Pigalle semblaient s'éloigner de lui, par jalousie peut-être de Vien ou de Vassé autant que par esprit d'indépendance. De 1747 à sa mort, Caylus prodigua à l'Académie les marques d'intérêt les plus diverses, sans jamais manquer au devoir de franchise qu'il s'était peut-être prescrit. Ses dons sont presque aussi fréquents et aussi variés que ses conseils. ”
Amélie Suard,
Madame de Maintenon, peinte par elle-même…
(1810)
“ A leur tête étoit le roi, dont les manières les plus nobles, la politesse la plus rare embellissoient l'esprit le plus juste et le sens le plus parfait : doué d'un goût exquis, il ne disoit rien qui ne convînt aux choses et aux personnes ; jamais pressé de parler, il aimoit à jouir de l'esprit des autres et paroissoit tout sentir. « S'il plaisantoit ou contoit, c'étoit, dit Madame de Caylus, avec des grâces infinies, un tour noble et fin, que je n'ai vu qu'à lui ». ”
Xavier Eyma,
Aventuriers et corsaires, par Xavier Eyma
(1861)
“ Caylus sentit qu'il engageait une mauvaise partie en se mettant en lutte avec un homme puissant peut-être par son rang, mais qui l'était à coup sûr par la popularité et l'autorité qu'il avait déjà conquises. Si jaloux donc qu'il fût de l'atteinte portée à sa dignité, il se décida, après bien des hésitations cependant, à partir pour le Fort-Royal. Puis, chemin faisant, il réfléchit qu'il n'était guère admissible qu'un si haut personnage fût venu à la Martinique sans que lui, gouverneur général, en eût été informé. ”
Jean-François Marmontel,
Mémoires
“ Un seul ne me marquoit aucune bienveillance, et dans sa froide politesse je voyois de l'éloignement: c'étoit le comte de Caylus.Je ne saurois dire lequel de nous deux avoit prévenu l'autre; mais à peine avois-je connu le caractère du personnage que j'avois eu pour lui autant d'aversion qu'il en avoit pour moi. Je ne me suis jamais donné le soin d'examiner en quoi j'avois pu lui déplaire; mais je savois bien, moi, ce qui me déplaisoit en lui: c'étoit l'importance qu'il se donnoit pour le mérite le plus futile et le plus mince des talens ”
Anne Claude Philippe de Caylus, Vies d'artistes du XVIIIe siècle… (1910)
“ Pendant longtemps, Caylus reste désemparé et « se sent tout seul dans sa solitude ». Son premier soin est de constituer près de deux mille livres de pension viagère à l'homme d'affaires et aux serviteurs de la comtesse"; et cependant Caylus, qui ne devait hériter qu'en 1760 d'un oncle devenu grand d'Espagne, ne semble pas, à 1. Cf. Rocheblave, Essai sur le comte de Caylus, p. 50. 2. E. Raunié, Souvenirs et correspondances de Mme de Caylus, p. 309. ”
Comte de Caylus, X. — Le Comte de Caylus : Cadichon
“ « Par mon sceptre ! dît le roi, le beau-père a raison, et ces sept marmots-là m’auraient ruiné, s’ils fussent restés plus longtemps chez moi : partant, grand merci à qui s’en est chargé : comme ils sont venus, ils s’en vont : il n’y a à tout cela que du temps de perdu ; aussi réjouissons-nous, c’est à recommencer. » La reine, qui craignait de trop parler, ne répondit rien ; et le roi, n’ayant plus rien à dire, retourna dans son cabinet faire un cent de piquet avec son sénéchal. ”
Anne Claude Philippe de Caylus, Contes et facéties. [précédé d'une Notice sur Caylus… (1885)
“ Cocher, cocher, relevez donc votre machine qui est tombée ! Pendant que je la relève,il passe par là un dit petit - monsieur, qui regarde dans ma voiture, et qui dit tout d'abord : Ha ! ha ! c'est mamzelle Godiche ! eh, mon Dieu ! où allez-vous donc comme cela toute seule ? — Monsieur, je vais où je vais, ce n'est pas là vos affaires, répondit-elle. — Ah ! pour cela, reprit-il, vous avez raison ; mais vous sentez fort, mademoiselle, qu'une demoiselle comme vous, qui va dans un fiacre l'après-midi, toute seule, ne va pas coiffer des dames à cette heure. ”
Rosalba Carriera,
Journal de Rosalba Carriera pendant son séjour à Paris en 1720 et 1721
(1865)
“ Anne-Claude-Philippe de Tubières de Grimoard de Pestels de Lévis, comte de Caylus, né à Paris le 31 octobre 1692, étoit le fils de la célèbre Marguerite de Villette Murçay, parente de Mme de Maintenon. Toute sa vie se passa en recherches et en travaux sur l'art antique et moderne ”
P. d’Haussonville, Revue des Deux Mondes
“ Il est vrai que je m’accommode mieux avec Mme de Caylus qu’autrefois, parce qu’elle me paroît revenue de l’entêtement qu’elle avoit pour le jansénisme, étant difficile de se trouver agréablement avec ceux qui pensent différemment que nous. Son visage est toujours aussi gracieux, mais elle a une taille qui la défigure fort. ”
Marquise de Créquy,
Souvenirs de la Marquise de Créquy de 1710 à 1803
“ Enfin, plus morte que vive, elle se laisse entraîner jusqu’à la porte de ce joli boudoir qui se trouve au bout de l’allée couverte ; elle entre, et l’intérieur de ce cabinet était dans une obscurité complète. M. de Caylus se met à frapper mystérieusement sur une boiserie, par petits coups martelés, de manière à former des phrases maçoniques au moyen des nombres et des temps d’arrêt marqués entre celui des coups [10] . On lui répond de l’intérieur, au même endroit et de la même manière ”
Anne Claude Philippe de Caylus, Contes et facéties. [précédé d'une Notice sur Caylus… (1885)
“ M. de Caylus attable résolument aux tables de la Glacière, à Chaillot, une veine neuve, hardie, rabelaisienne et légère. Il habille aux Halles la Comédie parisienne. Il montre des cœurs battant sous les petites robes de satin sur fil. Il donne des histoires cossues et pleines de gorges chaudes. Il promène dans la grosse joie les Giroflées à cinq feuilles, et l'odeur des beignets, des hommes et des femmes qui vivent sans savoir vivre, aiment sans orthographe et se battent avec les poings. Il les conte et les fait parler avec leur langue grasse et forte en gueule. ”
Anne Claude Philippe de Caylus, Vies d'artistes du XVIIIe siècle… (1910)
“ Si son caractère pouvait avoir des inconvénients pour les artistes, le bien qu 'il a fait aux arts emporte de beaucoup la balance de ses torts. Le comte de Caylus jouissait au moins de soixante mille livres de rente, il n'en dépensait pas dix mille pour son entretien... Tout le reste était employé à faire du bien et à encourager les talents. ”
Anne Claude Philippe de Caylus, Vies d'artistes du XVIIIe siècle… (1910)
“ Toute faute contre le sens commun ou la vraisemblance est une faute contre l'art, et Caylus en veut beaucoup à Léon X d'avoir imposé la représentation de sa propre personne et de sa cour à l'impeccable Raphaël dans l'Héliodore chassé du temple 2 ou dans l'Apparition de saint Pierre et de saint Paul à Attila 3. Les gens de la jurande peuvent ne pas tenir compte des lois de la logique ”
P. d’Haussonville, Revue des Deux Mondes
“ Il y trouve d’abord certaines difficultés, et Mme de Caylus, croyant la vente manquée, termine pieusement une lettre par ces deux vers : Vouloir ce que Dieu veut est la seule science Qui nous mette en repos. La chose finit cependant par se faire, et son philosophe, son mélancolique vient s’établir avec elle dans le petit hôtel de la rue de Vaugirard. Elle se loue beaucoup de lui. « Toutes les vertus morales sont dans ce petit garçon, écrit-elle à Mme de Maintenon, à la réserve de la piété qu’il faut espérer toujours ; en attendant, c’est une compagnie fort agréable que j’ai avec moi. » ”
