Anne Claude Philippe de Caylus, Contes et facéties. [précédé d'une Notice sur Caylus… (1885)
“ Ahl dit Alexis, c'est une chaleur d'amour; c'est le feu dont nous avons brûlé qui couve sous sa cendre, et qui s'entretient par le voisinage de nos corps. —Je ne sais, dit Eulalie; mais il me semble que je me sens comme si j'étais pleine de vie. Après tout, comme je n'avais jamais été morte auparavant, j'ignore comme on est quand on n'est plus, et je m'en rapporte à vous. — Je croirai tout ce qu'il vous plaira, reprit Alexis, et je ne serai mort qu'autant que vous le serez ; mais éclaircissons-nous, la vie en vaut bien la peine. ”
