Résumé

Anne Claude Philippe de Caylus Contes et facéties. [précédé d'une Notice sur Caylus… (1885)

Ahl dit Alexis, c'est une chaleur d'amour; c'est le feu dont nous avons brûlé qui couve sous sa cendre, et qui s'entretient par le voisinage de nos corps. —Je ne sais, dit Eulalie; mais il me semble que je me sens comme si j'étais pleine de vie. Après tout, comme je n'avais jamais été morte auparavant, j'ignore comme on est quand on n'est plus, et je m'en rapporte à vous. — Je croirai tout ce qu'il vous plaira, reprit Alexis, et je ne serai mort qu'autant que vous le serez ; mais éclaircissons-nous, la vie en vaut bien la peine.
Source : Gallica

Anne Claude Philippe de Caylus Contes et facéties. [précédé d'une Notice sur Caylus… (1885)

Une mère fâcheuse, comme c'est l'ordinaire, l'enleva d'autorité ; ce qui fut accompagné de quelques petites influences sur les joues de roses d'Eulalie. Qu'avait fait la pauvre enfant que toute autre n'eût fait à sa place? Les voilà donc séparés comme si de rien n'était, sans savoir ce qu'ils allaient devenir; et il n'en resta à Alexis, sans compter le reste, que le plaisir d'avoir sauvé Eulalie du feu, et le chagrin de la perdre peut-être à jamais. Mais il y a, comme on dit, un Dieu pour les enfants, pour les amants, car c'est tout un.
Source : Gallica

Anne Claude Philippe de Caylus Contes et facéties. [précédé d'une Notice sur Caylus… (1885)

Ah ! c'est mademoiselle Coquelet qui est ivre, s'écria galamment Noyau; — Non, mon fils, répliqua bravement Marche-à-terre, mademoiselle Coquelet est une demoiselle incapable d'être prise de vin: elle est seulement étourdie du bateau. C'est par mon moyen qu'elle a pris ce petit divertissement avec tant de distinction ; ainsi elle est à moi par préférence: cela doit vous faire voir, mon fils Noyau, que d'agir vaut mieux que d'écrire, et que votre père a plus d'esprit que vous.
Source : Gallica

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