Théophile Gautier,
Jean et Jeannette. Les Roués innocents…
(1852)
“ La conversation qu’ils eurent ensemble serait difficile à rapporter. Des phrases insignifiantes prennent beaucoup de valeur par l’éclair de l’œil, le tremblement de la voix, la rougeur des joues. Jean et Jeannette s’aimaient déjà trop pour se le dire, et jouissaient, sans avoir le besoin d’exprimer ce qu’ils sentaient, du bonheur de se trouver ensemble, dans les champs, parmi les fleurs et la verdure, un beau jour de printemps. Comme l’amour est une passion primitive, on la ressent peut-être avec plus de vivacité quand on se trouve au sein de la nature. ”
