Alfred de Musset

Alfred de Musset

Résumé

Portrait de Alfred de Musset Alfred de Musset Contes

Il ne savait rien des maux qui auraient pu l’atteindre, s’il fût né dans une classe inférieure ou seulement, comme Camille, dans un autre lieu qu’à Paris. L’une des premières choses qu’on lui avait apprises, lorsqu’il avait commencé à épeler, avait été le nom de son père, le marquis de Maubray. Il savait donc qu’il était, à la fois, différent des autres hommes par le privilège de la naissance et par une disgrâce de la nature. L’orgueil et l’humiliation se disputaient ainsi un noble esprit, qui, par bonheur, ou peut-être par nécessité, n’en était pas moins resté simple.
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Portrait de Alfred de Musset Alfred de Musset Contes

Mais si madame Rosenval avait toute la fierté d’une reine de théâtre, Javotte, au fond, avait bon cœur. Berville était jeune et aimable ; le nom de cette marquise mêlé à tout cela, ce mystère, ces demi-confidences, plaisaient à l’imagination de la grisette parvenue.
— S’il était vrai qu’il m’aime encore un peu, pensait-elle, et qu’une marquise fût jalouse de moi, y aurait-il grand risque à donner ce bracelet ? Ni le baron ni d’autres ne s’en douteraient ; je ne le porte jamais ; pourquoi ne pas rendre service, si cela ne fait de mal à personne ?
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Portrait de Alfred de Musset Alfred de Musset Contes

Madame des Arcis ne quittait pas sa fille. Elle observait avec anxiété les moindres actions, les moindres signes de vie de Camille. Si elle eût pu deviner que l’abbé de l’Épée allait bientôt venir et apporter la lumière dans ce monde de ténèbres, quelle n’eût pas été sa joie ! Mais elle ne pouvait rien et demeurait sans force contre ce mal du hasard, que le courage et la piété d’un homme allaient détruire. Singulière chose qu’un prêtre en voie plus qu’une mère, et que l’esprit, qui discerne, trouve ce qui manque au cœur, qui souffre !
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