Résumé

Ange Pechméja Rosalie, nouvelle, par Ange Pechméja (1860)

Mais elle ne se décourageait pas, cette brave Rosalie; loin de là, elle arrêtait déjà dans sa tête gauloise, et coulait en bronze un projet immuable, favorisé par ce tout-puissant moteur: la volonté! qui, pareille à la foi, fait franchir les montagnes, si elle ne les soulève.
« Ne rêve pas l'impossible, ma pauvre enfant, » lui disait Jean-François abattu ; « je ne sais qu'un moyen de te revoir ; c'est de faire les frais de ton voyage le jour où ma bourse, le permettra ; bonheur qui, à vrai dire — il ne faut pas t'abuser — me paraît fort peu rapproché de son échéance. »
Source : Gallica

Ange Pechméja Rosalie, nouvelle, par Ange Pechméja (1860)

Rosalie fut envahie d'une de ces atroces douleurs morales dont les mères seules peuvent sentir, dont les hommes sont hors d'état de concevoir l'intensité. « 0 mon Dieu ! Comme je l'aurais aimé! s'écriait Rosalie, il m'avait tant fait souffrir! »
Beaucoup plus épouvantée que la première fois, Rosalie eut une convalescence longue. Elle se sentait bien, lorsque, pour se distraire de son poignant souci, elle voulut, contre l'avis de Jean-François, qui sentait l'air un peu bien vif, aller faire un tour du côté des jardins. Depuis la mort de l'enfant, son intérieur lui semblait odieusement funèbre.
Source : Gallica

Ange Pechméja Rosalie, nouvelle, par Ange Pechméja (1860)

Son unique société était le pacha. Ce digne fonctionnaire , qui lui témoigna toujours l'estime la plus bienveillante, était un vieillard d'humeur parfaitement égale, d'une gaieté constante, de manières distinguées, d'esprit un peu léger, mais d'affabilité extrême ; plus érudit qu'instruit.
En somme, bien qu'il fût légèrement avare et un tantinet égoïste, Jean-François n'eut qu'à se louer de lui.
Mais le milieu dans lequel il lui fallait vivre lui était insupportable; et l'intensité de son ennui, joint à ses préoccupations, empêchait, tout travail sérieux capable de le distraire.
Source : Gallica

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