Gustave de Parseval-Deschesnes

Résumé

Gustave de Parseval-Deschesnes Journal d'une désoeuvrée (1876)

J'étais sur la falaise avec Rachel, je contemplais à distance le spectacle de la plage. J'ai positivement reconnu Jean, qui se promenait au-dessous du château. Je suis sûre qu'il n'était pas à cinquante mètres de moi à vol d'oiseau. Deux messieurs causaient avec lui ; il y avait, en outre, une dame que tout le monde connaît à Dieppe, où elle mène grand train. C'est une femme dont je ne dirai rien, parce que je ne suis ni médisante, ni mauvaise langue ; le sûr, c'est qu'elle a une mauvaise réputation. Elle appartient au monde, dit-on, et se fait appeler la comtesse Bratyany.
Source : Gallica

Gustave de Parseval-Deschesnes Journal d'une désoeuvrée (1876)

Depuis un quart d'heure je les admire, me dit Jean ravi ; je ne connais pas de spectacle qui m'ait jamais causé autant d'émotion délicieuse et de plaisir. Ils s'aiment, chère femme ! Espérons que la réalisation des radieuses promesses qu'ils échangent en ce moment ne leur fera pas plus défaut qu'à nous, quand leur amour touchera, comme le nôtre, à l'aube du soir ! En conscience, continua-t-il, ses yeux dans mes yeux, je ne puis rien souhaiter du mieux à Frasnoy que d'avoir une femme qui ressemble à la mère de Rachel !
Source : Gallica

Gustave de Parseval-Deschesnes Journal d'une désoeuvrée (1876)

Non, elle est plus forte que moi. Elle s'en ira lorsqu'il lui plaira, sans que je sache pourquoi. Et s'il y a une vérité évidente sous le soleil, c'est que plus on fera d'efforts pour l'arracher de mon coeur, plus elle s'y enfoncera. Ce vilain oiseau s'envole de lui-même, ou jamais. Jean le sait aussi bien que moi ; pourquoi joue-t-il avec ma souffrance ? C'en est une très-vive, il ne peut l'ignorer non plus. Et pourtant, je suis vaincue, j'ai le dessous, malgré la bonté de ma cause !
Je songe à Cécile et à tout ce qu'elle m'a conté
Source : Gallica

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