Camille Périer, La Grève des amoureux, par Camille Périer… (1866)
“ LA GRÈVE DES AMOUREUX 187 — Jamais! jamais! s'écrièrent Berthe et Blanchinette. Ce mot, c'est notre perte, notre ruine! — Vous croyez? répondit Lisette. J'ai aussi un amoureux en grève. Dès le premier jour je lui ai écrit que je renonçais à ses générosités. Il est vrai qu'elles étaient minces! Et je suis libre ! Si vous saviez ce que c'est que la liberté, vous en goûteriez, mesdames... plus d'inquiétude et plus de gêne! plus d'amoureux à satisfaire, plus de fatigues ! car, avouez-le, c'est souvent une lourde tâche que de contenter ces gandins aussi capricieux que des femmes? ”
