Résumé

Paul de Molènes Valpéri, mémoires d'un gentilhomme du siècle dernier… (1845)

DU BARON DE VALPÉRI. 203
Certes, madame, cette maison blanche, dont la vue m'a été si cruelle, est une tombe qui renferme un être que vous n'avez point connu. Il y a eu une époque de ma vie où mon propre coeur était pour moi un pays de découvertes, où je sentais des sources d'eau vive sortir du rocher, où une seconde existence, toute de passion et de tendresse, s'épanouissait au fond de l'existence ingrate et superbe dont jusqu'alors je m'étais glorifié. Toutefois, ma transformation n'était point telle que les instincts de mon ancienne nature fussent anéantis.
Source : Gallica

Paul de Molènes Valpéri, mémoires d'un gentilhomme du siècle dernier… (1845)

DU BARON DE VALPÉRI. 251
mier, mon unique amant, il est à présent une ivresse de sens et de coeur que je sais, que je n'oublierai plus, des frémissements du sang et de la pensée que votre nom me causera toujours. Mais, vous me l'avez dit, votre rêve est détruit. Vous ne pouvez plus m'aimer de l'amour qui faisait ma joie et la vôtre. Eh bien! j'ai pris une résolution, et vous comprendrez, vous à qui ma nature est si connue, combien cette résolution est inébranlable. Tristan, je ne veux plus vous revoir ; votre rêve est détruit. Ah ! cruel !
Source : Gallica

Paul de Molènes Valpéri, mémoires d'un gentilhomme du siècle dernier… (1845)

Je me demandai si l'ombre même du bonheur qui m'éblouissait avait existé pour un autre, si quelque libre commerce d'esprit, quelque familiarité de coeur, avait jamais permis à un homme de connaître, seulement de deviner, les biens dont la possession m'enivrait. Et je me souvins de cet élan instinctif de haine et de colère que j'avais ressenti le soir où j'avais vu Rodrigue de Hurza sortir de la chambre à coucher de la maréchale.
Source : Gallica

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