Paul de Molènes, Chroniques contemporaines, par Paul de Molènes (1859)
“ L'amitié féminine, on le sait, n'a jamais été qu'un prétexte à mille jeux charmants et à mille affreux tours. Pendant qu'Amicie servait le thé, Juliette trouva le moyen, dans un coin du salon, d'entretenir le marquis à voix basse. Avec cette témérité de jeune fille qui déconcerte souvent les hommes les plus versés dans la science du monde, elle entra dans le vif des pensées où Giuli s'enfermait depuis plusieurs jours. — Vous êtes épris d'Amicie, lui ditelle; sous peu, vous serez son mari. — Cosme lui jeta un regard étonné. ”
