Gabriele D'Annunzio,
Triomphe de la mort (2e édition…
(1896)
“ Qu'a-t-il? Je n'en sais rien. Et il me semble qu'il m'aime tant, qu'il m'adore! Il ne se détache jamais de moi, jamais, jamais. J'en viens à croire qu'il ne vit que de mon souffle. Oh ! George, si je te racontais certaines journées, des journées longues, longues, qui n'en finissent pas... Je travaille près de la fenêtre; je lève les yeux, et je rencontre ses yeux qui me regardent, me regardent... C'est une torture lente, un supplice que je ne saurais te dire. C'est comme si je sentais mon sang s'écouler goutte à goutte de mon coeur... Elle s'interrompit, suffoquée par l'angoisse. ”
