Gabriele D'Annunzio,
La Revue de Paris
“ Il l’interrompit en se soulevant, prit le cher visage entre ses paumes. — Je puis cette chose que l’amour ne peut pas ! — dit-elle à voix basse, toute pâle. Et elle le regardait comme jamais elle ne l’avait regardé. Il sentit que dans le creux de ses paumes il tenait une âme, une source vive, infiniment belle et précieuse. — Foscarina, Foscarina, mon âme, ma vie, ah ! oui, plus que l’amour, je sais, tu peux me donner plus que l’amour ; et rien ne vaut pour moi ce que tu peux me donner ; et nulle autre offrande ne pourrait me consoler de ne plus t’avoir à mon flanc sur ma route. Crois-moi ! ”
