Alfred Marchand, Les Poètes lyriques de l'Autriche… (1886)
“ Que l'aile de la mort te couvre de son ombre, fils de l'homme égaré et déchu ! Les aspirations de ton coeur, tu n'as pu les tourner vers le bien, le beau et le grand, car ton temps t'a retenu dans ses liens honteux. Tu es resté refoulé sur toi-même, et le rayon sacré de l'amour n'est tombé dans ton coeur que comme un éclair de vengeance, comme une ironie satanique. Sois donc pour tous les temps l'image impérissable, l'image terrible de ce que devient, quand elle est dévoyée, l'aspiration divine qui est au fond de l'âme humaine ! » — « Qui es-tu ? » s'écrie le prêtre. — « Je suis Ahasvérus. » ”
