Résumé

Alphonse Rastoul Lamartine : poète, orateur, historien… (1848)

Tel est l'avantage de M. de Lamartine sur la plupart des hommes d'État, il a la foi du chrétien ; il s'appuie sur la croix, sur l'instrument de salut du monde, sur l'arbre de la véritable liberté, celle qui commence par l'a me avant de briser les liens du corps. Chez lui, la lumière n'arrive à l'esprit qu'en passant par le coeur.
Ce n'est point une doctrine complaisante que le biographe s'amuse à tracer, c'est un fait qu'il invoque, et qui se manifeste à la fois dans tous les écrits comme dans tous les actes de M. de Lamartine.
Source : Gallica

Alphonse Rastoul Lamartine : poète, orateur, historien… (1848)

La conscience de notre petitesse à la vue de l'infini, nos chants s'étendant au loin sur les vagues, la nuit s'approehant avec ses embùches, la merveille de notre vaisseau au milieu de tant de merveilles, un équipage religieux saisi d'admiration et de crainte, un prêtre auguste en prières, Dieu penché sur l'abîme, d'une main retenant le soleil aux portes de l'occident, de l'autre élevant la lune dans l'orient, et prêtant, à travers l'immensité, une oreille attentive à la voix de sa créature : voilà ce qu'où ne saurait peindre, et ce que tout le coeur de l'homme suffit à peine pour sentir.
Source : Gallica

Alphonse Rastoul Lamartine : poète, orateur, historien… (1848)

Le sort de l'orateur, comme Démosthène ou Mirabeau, les deux seuls dignes de ce nom, est plus séduisant que celui du philosophe ou du poète ; l'orateur participe à la fois de la gloire de l'écrivain et de la puissance des masses sur lesquelles et. par lesquelles il agit : c'est le philosophe-roi, s'il est philosophe ; mais son arme terrible, le peuple, se brise entre ses mains, le blesse et le tue lui-même; et puis ce qu'il fait, ce qu'il dit, ce qu'il remue dans l'humanité, passions, principes, intérêts passagers, tout cela n'est pas durable, n'est pas éternel de sa nature.
Source : Gallica

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