Bibliothèque nationale

Résumé

Bibliothèque nationale Lamartine, le poète et l'homme d'État… (1969)

Ce sont de ces traits que l'on ne peut fixer en face sans un bouleversement universel. J'ai un combat perpétuel avec moi-même. Je ne me sens plus qu'une main brûlante qui me serre à la gorge. Il faut que Dieu soit bien rigoureusement juste pour tant faire souffrir une créature comme l'homme. » La cause de tant de volupté et de souffrance est la belle florentine Léna de Larche. Plus tard, Lamartine dira à Dargaud : « C'est l'époque voluptueuse de ma vie, voluptueuse et immorale, entre mon amour que je pleurais et mon mariage que je pressentais. »
Source : Gallica

Bibliothèque nationale Lamartine, le poète et l'homme d'État… (1969)

De l'orateur Lamartine a le physique. Son ami Dargaud le dépeint en 1831 « grand, beau et svelte, il a toujours l'air de s'élancer ». Surtout, « on ne saurait être insensible soit à l'expression de sa figure fine et distinguée, soit à la sonorité inimitable de sa voix de poitrine. Ses cheveux châtains, à peine argentés surmontent son front où réside la sérénité. L'inspiration y bat ses rythmes. Son nez est d'un aigle, ses lèvres sont d'un orateur autant que son regard d'un poète. Sa bouche est grande, bienveillante et d'un agrément infini. »
Source : Gallica

Bibliothèque nationale Lamartine, le poète et l'homme d'État… (1969)

Mais Lamartine s'y prononce avec force pour les libertés et notamment pour la liberté de presse, cette presse dont il proclame la puissance encore insoupçonnée. Il est pour le suffrage universel, contre la paierie héréditaire, pour une chambre unique. Il souhaite une décentralisation politique. Il préconise la séparation de l'Église et de l'État. Il se prononce pour un enseignement obligatoire et gratuit, car l'homme, estime-t-il, doit être instruit pour être libre. Mais par-dessus tout, il insiste sur la question sociale : les problèmes sociaux l'obsèdent.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature