“ Les Méditations poétiques, qui parurent en 1820, et dont le succès égala celui du Génie dIt christianisme, restera l'œuvre la plus belle et la plus parfaite de notre grand poëte contemporain. La poésie française n'avait pas encore entendu de plus ineffables mélodies. Une langue musicale, pure et abondante, un style qui restait naturel au milieu de sa richesse d'images et de couleurs, servaient d'expression aux senti- ments les plus profonds, les plus vrais, de l'âme humaine. ”
Méditations poétiques
Définition et enjeux
Citations sur “Méditations poétiques”
Alphonse de Lamartine,
Premières méditations poétiques…
“ Qu’est-ce, en effet, que la poésie ? Comme tout ce qui est divin en nous, cela ne peut se définir par un mot ni par mille. C’est l’incarnation de ce que l’homme a de plus intime dans le cœur et de plus divin dans la pensée, dans ce que la nature visible a de plus magnifique dans les images et de plus mélodieux dans les sons ! C’est à la fois sentiment et sensation, esprit et matière ; ”
Louis Lurine,
Histoire poétique et politique de M. de Lamartine…
(1848)
“ Comme il est naturellement souple et vigoureux, le poète des Méditations ne s'exerce pas aux souplesses et aux tours de force du rhythme ; comme les vers sortent tout faits de son coeur, il ne s'efforce pas de marteler des mots et des phrases. ”
Alphonse de Lamartine,
Méditations poétiques
(1907)
“ Mais silence, ô ma lyre ! Et toi, qui dans tes mains Tiens le cœur palpitant des sensibles humains, Byron, viens en tirer des torrents d'harmonie : C'est pour la vérité que Dieu lit le génie. Jette un cri vers le ciel, ô chantre des enfers ! Le ciel même aux damnés enviera tes concerts. Peut-être qu'à ta voix, de la vivante flamme Un rayon descendra dans l'ombre de ton âme; Peut-être que ton cœur, ému de saints transports, S'apaisera soi-même à tes propres accords, Et qu'un éclair d'en haut perçant ta nuit profonde, Tu verseras sur nous la clarté qui t'inonde. ”
Alphonse de Lamartine,
Nouvelles méditations poétiques…
(1892)
“ Ma vie en longs soupirs s'enfuit à chaque haleine ; Ni larmes ni regrets ne peuvent l'arrêter ; Et l'aile de la mort, sur l'airain qui me pleure, En sons entrecoupés frappe ma dernière heure : Faut-il gémir ? faut-il chanter ?... Chantons, puisque mes doigts sont encor sur la lyre ; Chantons, puisque la mort, comme au cygne, m'inspire Au bord d'un autre monde un cri mélodieux. C'est un présage heureux donné par mon génie : Si notre âme n'est rien qu'amour et qu'harmonie, Qu'un chant divin soit ses adieux ! ”
Alphonse de Lamartine,
Nouvelles méditations poétiques…
(1892)
“ A ce terme incertain de la vie, où le coeur, Comme un fruit sur sa tige où tient encor la fleur, Au jour de la raison par degrés semble éclore, Et par son ignorance au berceau touche encore. Age pur, âge heureux des anges dans le ciel, Qui formes pour leur âme un printemps éternel, Tu ne brilles qu'un jour pour les fils de la terre, Alors que l'Amour même, avec un oeil de frère, Peut fixer sans rougir son regard enchanté Sur le front virginal de la jeune beauté, Et demander sans crainte aux lèvres de l'enfance Un sourire, un baiser, purs comme l'innocence! ”
Gustave Planche,
Revue des Deux Mondes
“ Des Méditations aux Harmonies, il n’y a ni affaiblissement, ni déchéance. Tous ceux qui aiment la poésie, tous ceux qui sont habitués à interroger l’imagination humaine dans ses manifestations diverses, à comparer les monumens de l’intelligence aux différens âges de l’histoire, savent bien à quoi s’en tenir sur ce point. ”
Alphonse de Lamartine,
Méditations poétiques
(1907)
“ LA GLOIRE A UN POÈTE EXILE Généreux favoris des filles de Mémoire, Deux sentiers différents devant vous vont s'ouvrir : L'un conduit au bonheur, l'autre mène à la gloire; Mortels, il faut choisir. Ton sort, ô Manoël, suivit la loi commune; La muse t'enivra de précoces faveurs, Tes jours furent tissus de gloire et d'infortune, Et tu verses des pleurs ! Rougis plutôt, rougis d'envier au vulgaire Le stérile repos dont son cœur est jaloux : Les dieux ont fait pour lui tous les biens de la terre ; Mais la lyre est à nous. Les siècles sont à toi, le monde est ta patrie. ”
Alphonse de Lamartine,
Nouvelles méditations poétiques…
(1871)
“ ADIEUX A LA POÉSIE. Il est une heure de silence Où la solitude est sans voix, Où tout dort, même l'espérance; Où nul zéphyr ne se balance Sous l'ombre immobile des bois. Il est un âge où de la lyre L'âme aussi semble s'endormir, Où du poétique délire Le souffle harmonieux expire Dans le sein qu'il faisait frémir. L'oiseau qui charme le bocage, Hélas! ne chante pas toujours : A midi caché sous l'ombrage, Il n'enchante de son ramage Que l'aube et le déclin des jours. ”
Alphonse de Lamartine,
Premières méditations poétiques…
(1894)
“ La jeunesse qui s'éveille, l'amour qui rêve, l'œil qui contemple, l'âme qui s'élève, la prière qui invoque, le deuil qui pleure, le Dieu qui console, l'extase qui chante, la raison qui pense, la passion qui se brise, la tombe qui se ferme, tous les bruits de la vie dans un cœur sonore, ce sont ces Harmonies. ”
Alphonse de Lamartine,
Premières méditations poétiques…
“ Je suis le premier qui ai fait descendre la poésie du Parnasse, et qui ai donné à ce qu’on nommait la muse, au lieu d’une lyre à sept cordes de convention, les fibres mêmes du cœur de l’homme, touchées et émues par les innombrables frissons de l’âme et de la nature. ”
Alphonse de Lamartine,
Nouvelles méditations poétiques…
(1892)
“ Comme un feu dont le vent n'excite plus la flamme, Fait pour se ranimer un inutile effort, Retombe sur soi-même, et languit et s'endort. Que ce calme lui pèse! O lyre! ô mon génie! Musique intérieure, ineffable harmonie, Harpe que j'entendais résonner dans les airs Comme un écho lointain des célestes concerts, Pendant qu'il en est temps, pendant qu'il vibre encore, Venez, venez bercer ce coeur qui vous implore ! Et toi qui donnes l'âme à mon luth inspiré, Esprit capricieux, viens, prélude à ton gré! ”
Bibliothèque nationale, En français dans le texte : dix siècles de lumières par le livre (1990)
“ Manifeste des vérités pures que l'entendement parvient à mettre au jour pour peu de voir clair en soi, minéralité glorieuse de l'esprit que seule vient pondérer une propension presque sensuelle à l'image, à la métaphore, telles sont les Méditations. ”
“ Toute occasion de poésie lui est bonne. Il vous redit une ballade naïve qu’un pâtre lui aura contée ; une vieille légende lui fournit tout un poème lyrique, ou bien il écrit sur une page d’album de hautes et profondes méditations philosophiques. ”
Alphonse de Lamartine,
Méditations poétiques
(1907)
“ Ce qui donne à ma lyre un frisson de bonheur, Ce n'est pas de frémir au vain souffle de gloire, Ni de jeter au temps un nom pour sa mémoire, Ni de monter au ciel dans un hymne vainqueur; Mais c'est de résonner, dans la nuit du mystère, Pour l'âme sans écho d'un pauvre solitaire Qui n'a qu'un son lointain pour tout bruit sur la terre, Et d'y glisser ma voix par les fentes du cœur. ”
Alphonse de Lamartine,
Méditations poétiques
(1907)
“ Le cœur des enfants de la lyre Ressemble au marbre qui soupire Sur le sépulcre de Memnon : Pour lui donner la voix et l'âme, Il faut que de sa chaste flamme L'oeil du jour lui lance un rayon. Et tu veux qu'éveillant encore Des feux sous la cendre couverts, Mon reste d'âme s'évapore En accents perdus dans les airs ! La gloire est le rêve d'une ombre ; Elle a trop retranché le nombre Des jours qu'elle devait charmer. ”
Alphonse de Lamartine,
Nouvelles méditations poétiques…
(1871)
“ Peut-être à moi, lyre chérie, Tu reviendras dans l'avenir, Quand de songes divins suivie, La mort approche, et que la vie S'éloigne comme un souvenir. Dans cette seconde jeunesse Qu'un doux oubli rend aux humains, Souvent l'homme, dans sa tristesse, Sur toi se penche et te caresse, Et tu résonnes sous ses mains. Ce vent qui sur nos âmes passe Souffle à l'aurore, ou souffle tard; Il aime à jouer avec grâce Dans les cheveux qu'un myrte enlace, Ou dans la barbe du vieillard. ”
Léon Séché,
Revue des Deux Mondes
“ Certes, il y a dans le poète des Méditations un vague, un abandon, quelque chose de flottant, d’incertain et en même temps de fort, qu’on ne rencontre chez nul autre et qui fait son charme et son originalité propre ”
Achille Didier, Principes de rhétorique et de littérature… (1863)
“ Si l'âme est toute à la réflexion, si l'intelligence et la raison dominent, elles adoptent la forme et créent le genre de la prose, dont la liberté et la souplesse se prêtent mieux à l'analyse et à l'exposition de la vérité. Si l'âme, vivement émue, s'abandonne aux élans de la passion et aux fantaisies de l'imagination, pour le plaisir de peindre, et de toucher par l'image harmonieuse du beau, l'inspiration, nous l'avons dit, prend le nom de poésie. ;, L'inspiration poétique est mobile comme l'âme, et les genres poétiques sont l'expression de cette mobilité. ”
Alphonse de Lamartine,
Nouvelles méditations poétiques…
(1892)
“ Et le coeur blessé qui soupire Rend un son plus doux que la lyre Sous les colonnes de l'autel. Les astres roulent en silence, Sans savoir les routes des cieux ; Le Jourdain vers l'abîme immense Poursuit son cours mystérieux ; L'aquilon, d'une aile rapide, Sans savoir où l'instinct le guide, S'élance et court sur vos sillons; Les feuilles que l'hiver entasse, Sans savoir où le vent les chasse, Volent en pâles tourbillons. ”
Eugène Manuel,
Mélanges en prose, publiés avec une introduction par Albert Cahen…
(1905)
“ Et, puisqu'il s'agit ici d'enseignement 1, un bon maître donnera sans peine la preuve à ses élèves de cette présence de la poésie dans la prose, de cette absence de la poésie dans les vers, et enfin de cette véritable inspiration dont les beaux vers s'illuminent. Une gradation ingénieuse, partant des morceaux les plus simples, des beautés poétiques les plus accessibles aux débutants, conduira jusqu'aux cimes de la grande poésie lyrique, et comme aux sources d'où elle jaillit. ”
Charles-Auguste Auber, Histoire et théorie du symbolisme religieux avant et depuis le christianisme… (1870-1871)
“ De telles méditations produisirent des œuvres littéraires pleines de fraîcheur et de naïves beautés, écloses à l'ombre des cloîtres, dans ce moyen âge, qui l'emportait d'autant plus par le sentiment et la hauteur de la pensée qu'il connaissait moins les aspirations des sensualistes et des libres penseurs. ”
Gustave Planche,
Les Pages de jeunesse de M. de Lamartine
“ Dans les Méditations, dans les Harmonies, l’étude ne joue aucun rôle ; les stances les plus élégantes, les strophes les plus rapides et les plus riches semblent n’avoir rien coûté. Eh bien ! il y a telle page des Confidences où nous retrouvons avec bonheur toutes ces rares qualités, tous ces dons précieux qui n’appartiennent qu’au génie ; mais plus d’une fois aussi, en lisant l’histoire des premières années du poète, en voyant la puérilité, l’insignifiance des détails, on ne peut se défendre d’un mouvement d’impatience. ”
Charles Alexandre, Souvenirs sur Lamartine (1884)
“ Je sentis d'abord sa poésie extérieure, la nature, la scène ; l'imagination s'éveillait avant la pensée et la passion. Je ne pouvais sentir encore les poésies intérieures, l'esprit et l'âme du livre, les méditations d'amour et de philosophie ; VHomme, l'Immortalité, Dieu et Elvire. ”
Johann Wolfgang von Goethe,
Œuvres de Goethe
“ Le jour est long, la méditation tranquille, et les magnifiques tableaux qui m’environnent n’étouffent nullement le sentiment poétique ; avec le mouvement et le grand air, ils lui donnent au contraire une vivacité nouvelle. ”
Fernand Laplaud, Considérations paradoxales sur la poésie (1929)
“ Aurons-nous le courage de proclamer et en répétant qu'il ne faut pas confondre poésie et poétique, c'est peut-être au Dictionnaire de rimes que sont dus nos plus beaux vers. Et c'est ainsi ! Pourquoi ? parce que toutes sortes de tendances, émotions poétiques, sont contenues dans notre âme à l'état subconscient. ”
Germaine de Staël-Holstein,
De la Littérature, considérée dans ses rapports avec les institutions sociales…
(1800)
“ Ces écrits font couler des larmes dans toutes les situations de la vie ; ils élèvent l'ame à des méditations générales qui détournent la pensée des peines individuelles ; ils créent pour nous une société, une communication avec les écrivains qui ne sont plus , avec ceux qui existent encore , avec les hommes qui admirent, comme nous, ce que nous lisons. ”
Gustave Chaudey,
Appréciation historique, littéraire et politique de l'"Histoire de dix ans" de M. Louis Blanc…
(1845)
“ Il est impossible de se plaire davantage à juger, à condamner, à justifier, à méditer surtout , à entasser détails de méditation sur détails de narration , et moins à faire marcher les événements. On pourrait parier hardiment qu'à prendre au hasard une page dans les cinq volumes de l' Histoire de dix ans, on y trouverait au moins trois méditations jetées à la façon de Tacite et trois gros points d'exclamation! ”
Jules Dupin, Journal, 1905-1915 (1917)
“ Où finirai-je par rencontrer le livre de poésies sincères, partant du cœur, de poésies en prose : une prose spontanée, vivante comme la vie qui y coulerait à, pleins bords, une poésie de religion, d'enthousiasme, de beauté, de vérité? Où est-elle? Je voudrais, non pas de l'art, mais de la vie, pas de recherche dans la forme, mais la perfection spontanée de la pensée qui jaillit dans sa forme définitive, sous la poussée de l'Inspiration. Où pourrai-je le trouver? Tout est mesquin, étroit, toujours avec des préoccupations autres que la vérité pure? ”
Victor Hugo,
Oeuvres complètes de Victor Hugo…
(1934-1937)
“ La composition poétique résulte de deux phénomènes intellectuels, la méditation et l'inspiration. La méditation est une faculté ; l'inspiration est un don. Tous les hommes, jusqu'à un certain degré, peuvent méditer ; bien peu sont inspirés. Spiritus flat ubi vult. Dans la méditation, l'esprit agit ; dans l'inspiration, il obéit ; parce que la première est en l'homme, tandis que la seconde vient de plus haut. Celui qui nous donne cette force est plus fort que nous. Ces deux opérations de la pensée se lient intimement dans l'âme du poëte. ”
Alphonse de Lamartine,
Nouvelles méditations poétiques…
(1871)
“ Il n'est plus!... il n'est plus, l'enfant de mon délire! Il n'est plus qu'un vain son qui frémit sur ma lyre! L'immortel pèlerin est au terme : il s'endort! Voyez comme son front repose dans la mort ! Comme sa main ouverte, à ses côtés collée, S'étend pour occuper le lit du mausolée! La mort couvre ses yeux, et leur globe éclipsé, Comme un cristal terni par un souffle glacé, Se voilant à demi sous sa noire paupière, Semble, en la recevant, éteindre la lumière. ”
Francis Vielé-Griffin,
Francis Viélé-Griffin : son oeuvre…
(1930)
“ C'est toujours l'œuvre que rencontreront nos méditations sur la pensée et sur l'art du poète. Il suffit que nous nous rappelions qu'à travers la beauté des exemples qu'il offre, c'est toujours d'intelligence qu'il s'agit. ”
Gustave Planche,
Revue des Deux Mondes
“ Ce qui est vrai, ce qu’il faut affirmer, ce qui peut servir au développement, à la popularité des saines idées littéraires, c’est que les Harmonies, malgré le mérite éclatant qui les recommande sous le rapport purement poétique, demeurent bien au-dessous des Méditations dans toutes les questions qui se rapportent à la pureté de la forme. Dans les Méditations, en effet, l’improvisation n’était qu’un accident ; dans les Harmonies, l’improvisation est devenue une habitude. ”
Paul Souriau, La rêverie esthétique; essai sur la psychologie du poète
“ Une des attitudes que l'art représente le plus volontiers est celle de la méditation; ce n'est pas seulement parce qu'elle est noble et calme, et qu'elle peut être longtemps soutenue; c'est surtout pour son effet poétique. ”
Auguste Comte,
Cours de philosophie positive.…
“ J'ai toujours pensé que, chez les philosophes modernes, nécessairement moins libres, à cet égard, que ceux de l'antiquité, la lecture nuisait beaucoup à la méditation, en altérant à la fois son originalité et son homogénéité. ”
Paul Souriau, La rêverie esthétique; essai sur la psychologie du poète
“ Nous n'aurons plus à étudier seulement la poésie des vers, mais aussi celle de la prose. Prise même dans son ensemble, l'œuvre écrite de tous les prosateurs et versificateurs réunis ne représente qu'une infime partie de là poésie totale qui sous les forces les plus diverses émane incessamment de l'âme humaine. N'oublions pas celle que nous mettons dans l'art, dans la contemplation de la nature, dans nos souvenirs, dans nos regrets, nos espoirs et nos amours, dans toutes les belles heures de noire existence: poésie non écrite, poésie vivante, qui dépasse infiniment l'autre! ”
Auguste Filon, Éléments de rhétorique française… (1854)
“ Nous devons convenir d'abord que les idées, étant le résultat de la mémoire, de l'expérience et de la réflexion, appartiennent surtout à un âge où l'esprit, ayant vu plus d'objets, a pu en retenir davantage, et où de sérieuses méditations ont corrigé sa légèreté naturelle. ”
“ L'esprit humain mendie au seuil des grands penseurs. Un vers est un secours; totit livre est une aumône. Verse donc en ton sein, passant triste ou moqueur, Leur poésie où filtre et se répand le monde; La méditation fait l'homme bon; le coeur Devient d'autant plus doux que l'âme est plus profonde. ”
Alphonse de Lamartine,
Méditations poétiques
“ Trahi par l’aile de Pindare, Ne retombe jamais du ciel. Mais nous, pour embraser les âmes, Il faut brûler, il faut ravir Au ciel jaloux ses triples flammes : Pour tout peindre, il faut tout sentir. ”
