Fernand Laplaud

Élements biographiques

Fernand Laplaud Considérations paradoxales sur la poésie (1929)

Car même si nous avions réussi à prouver par a + b que la Poésie c'est la Musique, nous n'aurions fait que reculer la solution d'un bien grave problème. Ce qu'il faudrait définir (tâche difficile, hélas !) c'est ce que, par la voie de la musique, cherche à rejoindre l'éternelle Poésie. Ne serait-ce pas le grand rythme épars dans l'univers, l'harmonie des sphères, la Beauté essentielle et profonde ? Or le Monde, disent les philosophes, se reflète en ce miroir prodigieux qu'est une conscience humaine.
Source : Gallica

Fernand Laplaud Considérations paradoxales sur la poésie (1929)

Le poète doit autant que possible incorporer par sa sensibilité et son inconscient le monde à son intelligence, puis il doit les séparer de nouveau dans un raffinement qui permet de les refléter l'une dans l'autre. Volupté de Narcisse panthéiste qui voit son image propre trembler, ondoyer, scintiller dans le miroir de l'eau, de l'ombre et de la lumière et aussi dans le rayonnement éblouissant du grand tout. Satanique, le Poète ose se déifier lui-même. Le sujet intime du rêve, il faut ce courage de nous l'avouer, c'est toujours soi-même.
Source : Gallica

Fernand Laplaud Considérations paradoxales sur la poésie (1929)

Nous avons dit qu'il importait peu que la poésie s'exprimât en vers, en prose, en peinture, en sculpture, en architecture — cette autre forme de la sculpture basée sur le rythme des masses — en musique ; la poésie est universelle ; elle est partout. C'est là la théorie du Dieu de Bernardin de Saint-Pierre. Il n'est pas jusqu'au plus petit brin d'herbe, au plus infime nuage, au plus léger souffle qui n'ait sa poésie.
Source : Gallica

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