Gustave Planche,
Les Pages de jeunesse de M. de Lamartine
“ Le bonheur qu’elle éprouve à se trouver près de Raphaël, à s’appuyer sur son bras, à gravir avec lui les roches escarpées, à s’égarer en l’écoutant dans les sentiers solitaires, ne semble pas pouvoir se concilier avec les études austères qui ont jusque-là rempli sa vie, avec l’incrédulité qu’elle a puisée dans la science, et pourtant Julie savante et athée, mais sincèrement éprise de Raphaël, est une figure pleine de charme et d’intérêt. Par quel miracle inespéré M. de Lamartine a-t-il su fondre dans une harmonieuse unité cette raison et ce cœur qui semblent s’exclure ? ”
