Édouard Grenier,
Souvenirs littéraires
“ En somme, peu d’hommes reçurent du ciel des dons plus magnifiques ; peu d’hommes ont eu une destinée plus glorieuse. Sans doute la fin en a été assombrie par l’infortune et l’abandon. Mais quelle fin n’est pas triste ? Quel coucher de soleil n’est pas mélancolique ? Et puis n’est-ce pas le sceau de toute vraie gloire ? Lamartine lui-même ne dit-il pas quelque part qu’il y a une harmonie sublime entre ces trois mots : gloire, génie, infortune ? Ne l’avait-il pas prédite dès sa jeunesse, cette loi fatale de tout grand poète ? ”
