Résumé

Ernest Louet Le "Figaro" et M. de Lamartine… (1856)

Quel que soit le temps que lui ait consacré M. de Lamartine, la poésie lui a servi d'introduction à la vie politique, à la vie d'orateur et d'historien, et il était vraiment absurde de vouloir l'exclure des affaires publiques, parce qu'il employa au travail de la pensée, le plus noble de tous, ce temps de jeunesse que des hommes d'État acceptés employèrent à devenir des danseurs émérites dans les jardins publics..
Mais l'esprit français a de ces contradictions étranges. Bien des gens croient qu'un poëte s'élève trop près des astres pour pouvoir vivre sur terre à la façon des autres.
Source : Gallica

Ernest Louet Le "Figaro" et M. de Lamartine… (1856)

LE FIGARO
ET
M. DE LAMARTINE
Quand on s'est fait une loi d'obtenir à tout prix de la publicité, d'exciter par tous les moyens la curiosité publique, à défaut d'esprit on fait du scandale.
Tous les nobles instincts sont foulés aux pieds et on ose se dire : Peu importe comment, on parlera de nous, pourvu qu'on en parle; nous serons plaisants, nous ferons rire, et, si les gens de coeur s'indignent, nous aurons les rieurs de notre côté : peut-être serons-nous les plus nombreux .
Source : Gallica

Ernest Louet Le "Figaro" et M. de Lamartine… (1856)

L'immobilité n'est que de l'entêtement ou de l'ignorance.
Eh bien, la politique, elle aussi-, est une science à la recherche du meilleur des gouvernements possibles : le connu, c'est le gouvernement sous lequel nous naissons ou celui que nous aimons d'abord par hérédité d'opinion ; et ce n'est que plus tard que la pensée, libre de toute influence étrangère et se plaçant, comme l'a dit M. de Lamartine lui-même, au-dessus des surprises du coeur, arrive à avoir une prédilection personnelle pour telle ou telle forme de gouvernement, ce qu'on appelle une conviction politique.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature