Résumé

André Erdan,  Petites lettres d'un républicain rose… (1849)

“ Il n'en est rien. Ce qui est le fond de la démocratie, vous ne le souhaitez pas. Vous n'en voulez que la surface.
Ne sait-on pas ce que c'est que cette République à vous, dont vous parliez l'autre jour à la Chambre ? Oui, oui, la tête, le corps, les membres : on connaît vos théories. Oui, une statue dorée à l'extérieur et pleine de hideuse vermine intérieurement. Oui, une diplomatie à grands falbalas, pendant que le peuple mourrait de faim. Oui, des phrases sonores à la tribune, et pas un effort pour procurer du travail aux pauvres ouvriers.
”
Source : Gallica

André Erdan,  Petites lettres d'un républicain rose… (1849)

“ C'est l'homme replacé dans les légitimes attributions de la nature. C'est la société raisonnable au lieu de la société révoltantes d'abus et d'iniquités. C'est la loi substituée à, l'arbitraire, à l'arbitraire, ce cancer de notre société. C'est la résurrection de la justice.. C'est le règne de Dieu; Voilà la vraie démocratie. Il n'y en a pas d'autre. Elle a été baptisée socialisme, et toute votre éloquence est inhabile à lui ôter son nom. ”
Source : Gallica

André Erdan,  Petites lettres d'un républicain rose… (1849)

“ C'était quelque chose, c'était beaucoup de désirer cela sous le règne de Louis-Philippe. Honneur à vous de vous être solennellement séparé d'un pouvoir qui manquait à ses obligations fondamentales et de lui avoir dit en face : Vous oubliez que vous êtes né sur le coeur du peuple un jour de révolution! Ce grave avertissement a porté un violent coup à la monarchie. Nous autres, qui étions jeunes alors, nous nous rappelons que la voix de Lamartine nous donna du coeur à haïr ce roi des barricades, qui étalait si impudemment son insolence de parvenu. ”
Source : Gallica

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