Ernest Legouvé

Ernest Legouvé

Lamartine (1876)

Résumé

Portrait de Ernest Legouvé Ernest Legouvé Lamartine (1876)

Ce grand poëte, car c'est un très-grand poète, n'est ni citoyen, ni père, ni fils, ni homme, même dans le sens divin du mot. Son œuvre est un admirable paysage. sans ciel!
Eh bien! lorsque par la pensée j'évoque devant moi les poëtes immortels qui sont dignes de figurer
dans le plafond d'Homère de M. Ingres, lorsque je commence par le commencement de toute poésie, par les chants d'Orphée, par Pindare, par l'Iliade; quand je passe à Eschyle et à Sophocle, quand j'arrive de Sophocle à Virgile et de Virgile à Dante, à Pétrarque, j'entre dans une atmosphère saine et fortifiante.
Source : Gallica

Portrait de Ernest Legouvé Ernest Legouvé Lamartine (1876)

Quand la Chambre voulut voter le retour des restes de Napoléon Ier, Lamartine protesta. Le mariage bizarre du libéralisme et de l'impérialisme sous la Restauration l'avait toujours choqué. Il y voyait un mensonge. En vain, tous les grands poëtes de l'époque, étrangers comme français, Manzoni, lord Byron, Béranger, Victor Hugo, Casimir Delavigne se faisaient-ils les coryphées de cette immense gloire, Lamartine, tout en
admirant le génie, allait implacablement chercher le tyran sous le conquérant, et lui lançait ce terrible anathème : Rien d'humain ne battait sous son épaisse armure.
Source : Gallica

Portrait de Ernest Legouvé Ernest Legouvé Lamartine (1876)

Lamartine en fit presque une religion. Le premier, il représente dans le même cœur l'amour et la foi; il épure la passion par la piété, il enflamme la piété par la passion;, il adore Dieu en Elvire, il adore Elvire en Dieu ! De là toute une source de beautés nouvelles. L'idée de l'infini avec ses tristesses et ses extases, le sentiment de tout ce que nos affections ont de périssable mêlé à la conscience de tout ce qu'elles ont d'éternel, entrent pour la première fois dans des vers d'amour
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature