Gustave Planche,
Le Poète historien littéraire
“ M. de Lamartine inaugure dans la critique un système tout nouveau. Il parle sans hésiter des hommes et des choses dont il a entendu parler. Quel admirable entrain, quelle verve d’imprévoyance, quelle magnificence d’oubli ! Il ne s’inquiète pas de savoir si la seconde page contredit la première; à quoi bon? Un pareil souci n’appartient qu’aux impuissans; les poètes devinent tout, et n’ont besoin de rien apprendre; étudier, réfléchir, hésiter, comparer, sont des nécessités misérables que les poètes ne connaissent pas. Ils savent parce qu’ils veulent savoir, et la volonté leur tient lieu d’étude. ”
